Des vélos en location-achat pour le personnel de Corman : vif succès

Le personnel de Corman a massivement enfourché son vélo
Le personnel de Corman a massivement enfourché son vélo - © RTBF - Olivier Thunus

Se rendre au travail à vélo, ça peut être intéressant pour la santé. Pour l’environnement aussi. Des raisons qui ont poussé l’entreprise Corman, à Goé, dans la commune de Limbourg, à proposer à l’ensemble de son personnel une formule de location-achat d’un vélo, électrique ou non. Une offre qui rencontre un vif succès.

Le principe de la location-achat proposé par Corman à son personnel est en fait un préfinancement de l’achat d’un vélo que beaucoup n’auraient pas pu acheter seul : « Il s’agit d’utiliser son salaire brut pour acheter un vélo ou rembourser un leasing que Corman prend avec une société spécialisée. Tous les mois, on retire une partie du salaire jusqu’à ce que le vélo soit payé. Ensuite, le vélo appartient à celui qui l’a acheté. Le vélo est choisi par le travailleur donc il en connaît le prix, qui est divisé par 36 puisque c’est systématiquement payé sur trois ans », explique Thierry Bollier, directeur des ressources humaines.

Corman, c’est 440 travailleurs. Une centaine a déjà acheté son vélo via cette formule. Le succès est donc important. « On achète systématiquement un vélo quand le travailleur a choisi quel vélo il souhaite. On est aujourd’hui effectivement à une centaine de vélos et nous avons encore des vélos en commande puisque d’autres personnes ont fait cette demande récemment. Nous avons fait ce choix pour l’environnement et pour le bien-être des travailleurs puisque c’est vraiment une demande de leur part d’avoir un vélo financé en partie par l’entreprise », précise-t-il encore.

Un personnel ravi

Les employés et ouvriers qui ont franchi le pas se disent en tout cas ravis de cette opportunité : « J’ai franchi le pas pour l’économie d’énergie que ça représente et surtout pour la santé, pour garder la forme, mais c’est vraiment pour bénéficier de l’air frais le matin, me lever un peu plus tôt, enfourcher ma bécane puis, quand j’arrive au bureau, je trouve qu’on n’a pas ainsi la tête dans les nuages. On est déjà bien éveillé et on se sent beaucoup mieux pour entamer la journée », explique Colette Peutat.

« Ça me coûte 65 à 70 euros par mois. A la base, le vélo électrique coûte cher mais de cette manière-là, ça passe bien et au niveau mensuel ce n’est pas douloureux. C’est amorti sur trois ans donc c’est une bonne affaire », renchérit Patricia Alard.

« C’est l’occasion de faire de l’exercice quotidiennement, sans y voir une obligation et sans devoir trop forcer. Ici, c’était une très belle opportunité puisque nous pouvons étaler le paiement sur trois ans », confirme Sonia Keutgen.

Quant à Daniel Fransolet, il vient de recevoir son vélo et l’a utilisé pour la première fois ce lundi : « Je n’ai pas bien choisi mon jour car il faisait très froid ce matin. Ça réveille. En tout cas, quand vous venez au travail à vélo, vous ne pouvez pas revendiquer d'être encore à moitié dans votre lit. Directement, on se met au travail et on est frais et dispo pour attaquer la journée », affirme-t-il.

Vu le succès, l’offre initialement prévue jusqu’à fin juin sera reconduite.

90 pc des vélos commandés sont électriques. Le personnel s’est engagé à l’utiliser pour au moins 20 pc des trajets domicile-travail.

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