Des structures d’aide aux sinistrés des inondations bientôt privées de locaux en cherchent de nouveaux

Des structures créées dans l’urgence pour venir en aide aux sinistrés des inondations s’inquiètent d’être bientôt privées de locaux.

C’est le cas, par exemple, lorsqu’elles se sont installées dans une école.

A Liège, une équipe de bénévoles concocte 8000 repas par jour en moyenne dans des locaux de l’implantation de Jupille de l’Athénée Royal Liège Atlas. Elle devra stopper le 13 août pour permettre à l’école de rouvrir.

Comment poursuivre la préparation de repas ? "Ça fait deux jours qu’on cherche.", explique Charlotte Depierreux, restauratrice et une des responsables de l’équipe, "Pas nécessairement à poursuivre, mais que ce soit repris par quelqu’un, repris par la Croix-Rouge, repris par quelqu’un qui aurait le temps de le faire. On doit à un moment donné retourner au travail. Donc on cherche vraiment quelqu’un qui pourrait reprendre ce qu’on fait, quitte à nous proposer des locaux et qu’on essaie de gérer un peu le côté organisation mais plus être tout le temps sur place."

Ce mercredi après-midi, elle a rencontré deux représentants de la Croix-Rouge. Avec quel résultat ? "On est un petit peu en attente, en fait, parce qu’ils cherchent des solutions, des possibilités pour nous trouver soit un endroit, … Mais, moi, j’ai surtout peur qu’ils continuent dans le problème qu’ils ne vont pas jusque chez les gens et qu’ils s’arrêtent à des points fixes. Moi, c’est ça qui me fait peur. Je n’ai pas envie d’arrêter parce que je sais qu’il y a des personnes qui nous téléphonent directement pour qu’on aille livrer chez eux. Et ça, s’ils ne le font pas, je n’arrêterai pas. Je pense qu’ils sont assez pour trouver une solution et je veux bien les aider, réellement, c’est ce que je leur ai dit."

Les bénévoles, avec essentiellement leur bonne volonté, ont réussi à monter une structure qui fonctionne. Dans l’équipe, certains ont du mal à comprendre que la Croix-Rouge n’y arrive pas. "J’ai un petit peu du mal, des fois, à calmer les esprits, effectivement.", constate Charlotte Depierreux, "Parce que la Croix-Rouge est une fondation de base assez connue et en laquelle on a confiance. Maintenant, c’est vrai que là, ils ont montré un petit peu leurs difficultés à agir dans l’urgence et à agir sur le terrain, en fait. Je pense qu’ils sont en manque de bénévoles aussi. Il y a un moment donné où il faut qu’ils se remettent en question. Je pense que c’est ce qu’ils font en venant nous trouver. C’est déjà un très bon point pour eux."

Toujours à Liège, le centre d’aide aux sinistrés installé à l’ancienne caserne Fonck doit, par exemple, lui aussi trouver rapidement de nouveaux locaux. Il compte fermer dès ce samedi 7 août, de manière à avoir totalement vidé les lieux, où sont notamment stockés les dons matériels recueillis, pour le 15 août.

Inondations à Liège: JT 15/07/2021

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