Des solutions s'ébauchent pour réduire la congestion automobile à Liège

Début de l'heure de pointe, mardi 14 mai, 16h30 (capture d'écran Tomtom)
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Début de l'heure de pointe, mardi 14 mai, 16h30 (capture d'écran Tomtom) - © Tous droits réservés

Depuis la semaine dernière, les automobilistes liégeois vivent un véritable enfer. Les embouteillages sont habituels, mais depuis le début mai, ils ont atteint des proportions totalement anormales, principalement en fin de journée. Une réunion d’urgence ce mardi au cabinet du bourgmestre a tenté de diagnostiquer l’origine du mal, et surtout, de dégager des remèdes.

Une souricière

L’une des causes, c’est l’enchaînement de fouilles et repérages de la société Colas dans la perspective du chantier du tram. Simultanément au quartier Léopold (au pied du pont des Arches), près de l’esplanade Saint-Léonard (au pied du pont Maghin) et aux alentours de Coronmeuse (au pont Atlas). A ces travaux s’ajoute la fermeture d’une rampe d’accès au pont Kennedy pour un aménagement cyclable.

Autrement dit, une souricière: en rive gauche, sur les quais, au-delà du pont Albert et du palais des Congrès, impossible de traverser le fleuve! Il faut passer le pont Atlas, avec, de l’autre côté, un fameux goulet d’étranglement, à savoir le carrefour de la tour de Droixhe. C’est là, d’ailleurs que devrait porter le principal effort pour fluidifier les flux de voitures en sortie de ville : cet endroit multidirectionnel complexe (avec des signaux lumineux en phases vertes très courtes) va être temporairement redessiné: l'une ou l'autre trajectoire serait découragée, voire interdite, de façon à limiter les croisements. Un dispositif pourrait être installé ce jeudi encore. Plus ponctuellement, la réouverture complète du rond-point « Cité » et du tourne-à-gauche sur la place des Déportés devrait déjà contribuer à la décongestion, qui, ces derniers jours, de proche en proche, a contaminé les voiries secondaires, comme l'axe Feronstrée, par exemple. 

L’influence du chantier de l’échangeur de Loncin ?

Ce qui a aggravé la situation, c’est peut-être également l’élargissement d’un tronçon de l’échangeur de Loncin. Il provoque de sérieux ralentissements, même si trois bandes de circulation sont maintenues, dans les deux sens. C’est surtout sur le trafic en provenance de Namur (E42) que les répercussions sont les plus manifestes. Et des camions, pour éviter les remontées de files, sont parfois tentés de prendre la bretelle A604 vers Seraing, pour  ensuite traverser l’agglomération par la vallée, et… par les quais de Liège. La Sofico, qui gère cette partie du réseau, a certes constaté un report d’itinéraire, mais elle se refuse à le qualifier de massif. Du côté de la ville, par contre, c’est jugé préoccupant. D’où la volonté de négocier avec la région wallonne, une interdiction du transit des poids lourds, à signaler par des panneaux dès l’autoroute avant Flémalle, et à faire respecter de manière effective.

Des conséquences pour le calendrier du tram ?

C’est encore prématuré, mais à plus long terme, si la mobilité ne s’améliore pas, il serait envisagé de « tempérer » les sondages auxquels procède la société Colas, autrement dit d’étaler dans le temps les préparatifs du tram. Pas dans le but de supprimer totalement les difficultés de déplacements qui semblent inévitables, mais de les rendre, simplement, supportables…

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