Des repreneurs flamands aux fonderies Fallais, mais à quel prix ?

Deux petits mois pour trouver un avenir à la Fonderie Fallais, à Villers-le-Bouillet
Deux petits mois pour trouver un avenir à la Fonderie Fallais, à Villers-le-Bouillet - © Tous droits réservés

La fonderie Fallais est en sursis depuis mars, en sursis judiciaire. Il a déjà été prolongé une fois. La fin janvier, c'est l'échéance ultime pour tenter de sauver cette entreprise.

L'usine emploit une soixantaine de travailleurs. Elle fabrique des pièces moulées en aluminium. En quelques années, elle a accumulé près de cinq millions de pertes, ce qui n'a pas empêché la société de rétribuer administrateurs et gérant à hauteur d'un demi-million annuellement.

L'apport d'argent frais, l'an passé, par divers organismes publics, Meusinvest et Sogepa, a permis de gagner du temps, mais rien de plus. Il a fallu partir à la recherche de repreneurs. Un candidat s'est manifesté:  selon nos informations, il s'agirait d'une association de quelques hommes d'affaires du nord du pays, autour de la firme The MoldMaker, des spécialistes du moulage, des connaisseurs du secteur des fonderies. Ils ont rencontré les syndicalistes, ce mardi, dans un climat plutôt positif. Mais l'intention, c'est clairement de réduire les dépenses de personnel: moins d'ouvriers, et avec des salaires... fondus. Pas encore de propositions concrètes: les négociations ne sont pas encore entrées dans le vif du sujet. Mais le temps presse: il reste cinq ou six semaines pour trouver à accorder projet industriel et paix sociale....

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