Des portiques de sécurité pour les Thalys: quasi impayable à Liège

Des portiques de sécurité pour les Thalys: quasi impayable à Liège
Des portiques de sécurité pour les Thalys: quasi impayable à Liège - © Tous droits réservés

La gare des Guillemins risque-t-elle de perdre ses TGV? En tout cas, la volonté de la ministre Ségolène Royal d'installer des portiques de sécurité dans tous les points d'embarquement des Thalys, y compris à l'étranger, pose d'énormes problèmes aux Liégeois. La configuration des lieux ne se prête absolument pas à un contrôle des passagers et des bagages.

Cette mesure est un casse-tête, et les inconnues sont multiples. D'abord, à l'origine du problème, la volonté de la ministre française de l'Ecologie de sécuriser les Thalys: "La décision qui est prise par le gouvernement, c'est d'installer les portiques pour le Thalys avant le 20 décembre. Les autres bien sûr le feront et ensuite, il y aura la répartition des frais entre les différentes gares".

Depuis lors, la ministre belge a démenti l'existence d'un accord européen à ce sujet. Mais l'orientation est donnée.

Un véritable casse-tête

Qu'il faille aller vite ou non, aménager les Guillemins s'apparente à un casse-tête. Le quai numéro un a été conçu comme un endroit particulièrement ouvert sur l'extérieur par six escaliers depuis le tunnel sous voies et depuis deux passerelles qui surplombent les rails, par un ascenseur, sans parler des marches monumentales, en façade, qui arrivent directement de l'esplanade. Des contrôles à toutes ces entrées, c'est impayable.

Une pré-étude a, selon nos informations, été réalisée voici quelques mois, lorsqu'une liaison vers L'Angleterre a été évoquée. En théorie, le confinement, à certaines heures, d'une portion des quais deux et trois serait à envisager. Il nécessiterait un nouvel accès, séparé, et donc douze à quinze mois de travaux.

La société Thalys pourrait-elle supporter longtemps un point de porosité sur son réseau? C'est toute la question.

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