Des passionnés en quête de mues de cerfs dans les forêts ardennaises

Dans les forêts ardennaises, les cerfs sont en pleine mue. Comprenez par là qu’ils perdent leurs bois. Peu de chance d’en trouver au bord d’un chemin, il faut souvent s’enfoncer dans les bois pour en dénicher. Et certains en ont fait une passion.

D’ici la fin avril, il y aura des centaines de mues dans les forêts ardennaises, car les cerfs perdent leurs bois chaque année : "Le bois doit tomber chaque année pour repousser plus gros, plus grand, plus long. Ils perdent leur bois pour les plus gros à partir de fin février, et ça s’étale pour les plus jeunes jusqu’en avril-mai. Dès qu’ils ont perdu les bois, le sang va de nouveau ramener de la matière et un os va se reconstruire. Il faut s’imaginer qu’un grand cerf va repousser jusqu’à 2m20 et jusqu’à 7 kilos d’os en 140 jours", précise Christian Dave, coordinateur du Centre régional d’initiation à l’Environnement du Fourneau Saint-Michel, à Saint Hubert.

Ces mues, encore faut-il les trouver. Le Stoumontois Marc Hagemann est un passionné de ce type de recherches, qu’il mène dans le respect de la nature. Et pour lui, trouver une mue est une longue quête qui demande technique et patience.

"Les techniques, c’est d’essayer de connaître au mieux les mœurs, les habitudes, des animaux. De se focaliser plutôt sur un territoire donné et ainsi éviter de trop se diversifier, pour voir où les animaux se situent la nuit, voir où ils vont se remettre dans des remises la journée, essayer de découvrir les passages, les coulées qu’ils utilisent le plus régulièrement. Tous ces indices feront qu’avec de la persévérance, de la patience, le facteur chance aussi parfois, on peut de temps en temps trouver une mue", explique ce passionné.

Bon à savoir, contrairement à la France, c’est celui qui découvre une mue qui en est le propriétaire.

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