Des noms de bières pour les exoplanètes du système solaire Trappist-1 ?

Le système d'exoplanètes Trappist-1
Le système d'exoplanètes Trappist-1 - © NASA/JPL-Caltech

Donner à sept exoplanètes les noms des bières trappistes belges ? La blague commence à prendre et la demande pourrait bien être introduite cet été après un symposium d'astronomie qui doit se tenir à Liège. Il faut dire que le système solaire dans lequel tournent ces sept planètes s'appelle déjà Trappist-One.

Ces sept exoplanètes ont été découvertes par des chercheurs liégeois et vous avez deviné quel genre de bière aiment nos astronomes. C'est déjà pour ça que leur téléscope s'appelle Trappist. Trappist, en Anglais ce sont les initiales de « petit téléscope pour observer des planètes qui passent devant leur étoile » (TRAnsiting Planets and PlanetesImals Small Telescope). Avec cet appareil installé dans le désert chilien, les astronomes ont repéré un système solaire : une petite étoile rouge avec sept objets qui tournent autour. Des exoplanètes. De manière très logique, ce système solaire a pris le nom du téléscope : Trappist-1.

Hello Houston ? Pour nommer ces planètes, les Belges ont la solution !

Les 7 exoplanètes, elles, n'ont pas encore de noms officiels. La nomenclature classique voudrait qu'elles soient appelées Trappist-1 b, Trappist-1 c, Trappist-1 d etc. Mais les astronomes liégeois ont de la suite dans les idées. Puisque le système s'appelle déjà Trappist-1, pourquoi ne pas baptiser ses 7 planètes du nom de sept bières trappistes ?

« Westvleteren, Westmalle, Orval, Chimay... La question, ça va être de faire accepter ces noms par l'union astronomique internationale » remarque l'astronome Michaël Gillon. « Je pense que ça va paraître un petit peu farfelu, mais c'est quand même nous qui l'avons découvert ce système, c'est un avantage. »

Justement, Liège organise dans trois semaines un colloque international d'astronomie consacré au système Trappist-1. Seront là tous les experts qui étudient ce système solaire situé à 40 années-lumière du nôtre. Ce sera l'occasion pour les astronomes liégeois de tester leur petite idée. Comme Trappist-1 compte sept planètes et qu'il n'y a que six bières trappistes en Belgique, ils pourraient proposer que la septième planète soit baptisée du nom d'une trappiste américaine. Une manière futée de convaincre leurs collègues astronomes. « Si l'idée plaît » conclut Michaël Gillon, « on pourrait introduire officellement la demande cet été ».

Un nouveau téléscope à Ténérife

Trappist-1 n'est évidemment pas le seul système solaire dans le ciel. Et les astronomes liégeois comptent bien en découvrir d'autres. Un nouveau téléscope va les y aider. Il est en cours d'installation à Ténérife, aux îles Canaries. Il s'appelle Spéculoos-nord et il vient compléter un système que les chercheurs liégeois ont commencé à installer en Amérique du sud et en Afrique du nord. 

« Ce téléscope que nous sommes en train de terminer à Ténérife s'intègre dans un projet que nous appelons Speculoos » expose Michaël Gillon. « On cherche à repérer des systèmes planétaires analogues à Trappist-1. On se focalise sur des étoiles très petites, beaucoup plus petites que notre Soleil, très froides, pour lesquelles si on détecte des planètes potentiellement habitables, on pourrait, avec les nouveaux téléscopes, étudier l'athmosphère et détecter d'éventuelles traces de vie. 

Ténérife est un excellent emplacement pour l'observation astronomique. Le ciel y est clair, avec peu de nuages, et le site est protégé de la pollution lumineuse, même s'il y a une grosse activité touristique sur la côte. Un téléscope comme celui-là coute un million d'Euros. L'Université de Liège a mis dix pour cent de la somme ».  

Ce téléscope est robotisé. Ca veut dire qu'il est commandé à distance, à partir d'un ordinateur ou d'une tablette. Les derniers essais sont en cours. L'inauguration est prévue pour la fin du mois de juin. 


 

Archives: Journal télévisé 23/02/2017

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