Des gilets jaunes de la première heure se disent déçus de la tournure des événements

Des gilets jaunes de la première heure ne veulent plus participer aux blocages aux côtés de personnes plus violentes
Des gilets jaunes de la première heure ne veulent plus participer aux blocages aux côtés de personnes plus violentes - © Tous droits réservés

Les gilets jaunes continuent leurs blocages à divers endroits et notamment en région liégeoise, aux dépôts pétroliers de Wandre et de Sclessin. Ces derniers jours, des participants plus violents ont fait leur apparition dans ce mouvement. Camion incendié, palettes de bois brûlées, dégradations diverses ont été observés. Cela a consterné les gilets jaunes de la première heure. Certains ont d'ailleurs arrêté de participer aux actions pour l'instant, déçus par cette manière de faire. C'est le cas d'Aurélie et de Nicolas. Ils étaient parmi les premiers participants à Sclessin.

Je suis totalement déçues parce que les casseurs sont arrivés. Ça s’est alors mal passé avec les forces de l’ordre alors que nous, on avait instauré un climat de confiance, qui se passait super bien. On les respectait et ils nous respectaient. Ici, les casseurs sont arrivés et moi je suis partie. Certains autres sont partis aussi parce qu’on n’a pas envie d’avoir des problèmes avec la police ni d’avoir des coups ", explique Aurélie.

Je suis complètement déçu, dégoûté. Je n’ai pas pleuré mais j’ai des camarades qui ont versé une larme parce que notre mouvement a été récupéré. On s’y attendait ", complète Nicolas.

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Avec l’arrivée de ces gilets jaunes " tardifs ", plus de violence a été observée. " Je suis complètement choqué parce que je suis quelqu’un de pacifiste. Ça marchait très bien sans ces gens qui sont arrivés par après. On faisait le job. A peu, mais on le faisait correctement. Puis les casseurs ont commencé à se mêler à nous. Maintenant, nous avons la population à dos à cause d’eux et notre mouvement est complètement mis à terre par ceux-ci ", regrette Nicolas.

Une situation qui a amené un désengagement des gilets jaunes de la première heure, comme en témoigne Aurélie : " Personnellement, j’ai envie de continuer mais faire autre chose parce que ce qui se passe à Sclessin, à Wandre ou à Feluy, je ne suis plus d’accord. Le problème, c’est que la population va commencer à nous voir sous un mauvais œil et je n’ai pas envie d’être associée à ce genre de chose ".

Parmi les premiers gilets jaunes présents dès vendredi à Sclessin, une dizaine ont arrêté de participer aux opérations sur place. La Région wallonne a d'ailleurs annoncé qu'elle portera plainte contre les auteurs des diverses dégradations qui ont touché ses infrastructures.

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