Des "euthanasies" suspectes à l'hôpital de Huy

Ce sont les règles internes de sécurité du CHRH qui ont permis de déceler les quatre décès suspects
Ce sont les règles internes de sécurité du CHRH qui ont permis de déceler les quatre décès suspects - © Tous droits réservés

Les faits datent de septembre de l’an dernier. Quatre patients décèdent, en un week-end au service de gériatrie du centre hospitalier régional hutois, suite à des injections de sédatifs. C’est un docteur qui a administré ces traitements. Le problème, c’est qu’ils ne respectent pas la loi sur l’euthanasie. Ni surtout les règles de sécurité internes de l’établissement. Le médecin a agi seul, et il n’aurait pas dû. Plusieurs confrères ou consœurs auraient dû être associés à la prise de décision…

La direction en est avisée. Elle décide, pour manquement grave aux procédures, de licencier sur-le-champ l’intéressé, en fonction depuis deux ans dans cette unité. Dans la foulée, elle alerte le parquet du procureur du roi. L’enquête, confiée à un juge d’instruction, a, selon Het Nieuwsblad et Sudpress, débouché sur une inculpation d’assassinats. Mais les investigations sont loin d’être terminées. Les résultats des analyses toxicologiques ne sont pas encore complets.

Selon des informations non confirmées à ce stade, l’homme nie l’intention homicide, et affirme qu’il a cherché à soulager des souffrances. Ce n’est pas la première affaire du genre : les dossiers de fins de vie sont souvent douloureux pour les proches, et délicats d’un point de vue thérapeutique…

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