Des agriculteurs déclarent la guerre aux organisateurs du festival les Ardentes

La hache de guerre est déterrée entre deux agriculteurs et les organisateurs du Festival les Ardentes. Ce festival va déménager de Coronmeuse à Rocourt, sur les hauteurs de Liège, mais ça ne plaît pas à tout le monde. En tout cas, pas à ces deux agriculteurs, qui exploitaient le site jusqu’à présent.

Ce mardi, ces deux agriculteurs n’y sont pas allés de main morte. Avec une demi-douzaine de tracteurs, ils ont retourné les 25 hectares de pelouse que les organisateurs du festival venaient tout juste de semer. Cela leur avait tout de même coûté 30 mille euros.

La police est intervenue, ainsi que le peloton antibanditisme, mais sans parvenir à freiner les fermiers. Des huissiers ont été envoyés sur place pour constater les dégâts car les organisateurs des Ardentes estiment qu’il s’agit d’un acte de vandalisme et ils comptent bien intenter une action en justice.

Ce coup de force a et été décidé le jour même

Un premier jugement était attendu dans ce désaccord entre les organisateurs du festival et ces agriculteurs. Les organisateurs des Ardentes étaient allés en référé pour que ces agriculteurs n’aient plus accès au site. Et ils ont obtenu satisfaction puisque le tribunal leur a interdit de remettre les pieds sur ce terrain, sous peine de lourdes astreintes. "Ils ont fait valoir qu’ils avaient une convention. Ils ont alors reçu un préavis leur demandant de partir sur le champ, après 35 ans d’occupation. Ce à quoi, en justice, ils se sont opposés en revendiquant des droits clairs. On leur a sonné par téléphone, ils ont reçu un recommandé et une citation en justice. Et puis, on a été sur leur terrain en arrachant ce qu’ils avaient planté", explique Maitre Philippe Levy, l’avocat des agriculteurs.

Le comble dans cette histoire, c’est que ces agriculteurs ont eux-mêmes intenté une action en justice pour tenter d’obtenir des compensations financières. Ils estiment avoir été expulsés. Or ces 25 hectares ne leur appartiennent pas. C’est une propriété de la ville et de la société wallonne du logement, qui leur permettaient d’en profiter gratuitement depuis des années.

Archives : Journal télévisé du 05/07/2019

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