Dépollution de la cokerie d'Ougrée: pas avant 2020

La cokerie d'Ougrée
La cokerie d'Ougrée - © Google Street view

Encore au moins deux ans : ce n'est pas avant 2020 qu'ArcelorMittal commencera à dépolluer le site de son ancienne cokerie à Ougrée, arrêtée depuis 2013.

Avant de nettoyer le sol, le sidérurgiste devra démonter ce qui reste de l'usine. Ces travaux-là débuteront en 2018 et c'est quand cette phase sera terminée qu'ArcelorMittal pourra commencer à dépolluer.

2020, une date "en creux"

La dépollution ne commencera pas avant : ça veut dire aussi qu'elle peut commencer plus tard.

En tout cas, dépolluer, il le faudra. L'endroit est sale. C'est là qu'ArcelorMittal, et avant lui Cockerill, purifiait le charbon en coke pour les hauts-fourneaux. Ce genre d'activité pollue beaucoup. Ça produit des hydrocarbures polycycliques aromatiques et des terres bleues chargées de cyanure. De l'autre côté de la Meuse, à Flémalle, sur l'emplacement d'une autre ancienne usine à coke, il avait fallu creuser à sept mètres de profondeur pour enlever les terres polluées. Dépolluer un site sali par un siècle et demi d'industrie, c'est un travail long, lourd et coûteux.

Dans le même dossier de la cokerie d'Ougrée, ArcelorMittal avait été condamnée il y a un an et demi pour pollution. Une amende de quatre millions et demi d'euros lui avait été infligée, amende qu'elle avait contestée avant de payer. C'est le groupe qui financera l'assainissement du site de son ancienne cokerie. Ça va lui coûter cher, mais ArcelorMittal ne confirme pas l'estimation de 60 millions d'euros.

 

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