Découverte d'exo-planètes: la fierté des collègues de l'ULg

La découverte de quatre nouvelles exoplanètes, c'est-à-dire située en dehors du système solaire, par des chercheurs liégeois réunis au sein d'une équipe internationale n'a pas été accueillie avec indifférence à l'Université de Liège. Au sein de l'Institut d'Astrophysique, où travaillent les chercheurs qui ont fait cette découverte annoncée hier à la Nasa, la fierté est bien présente.

Au sein de l'Institut d'Astrophysique de l'Ulg, pas de bruits de bouchons de champagne. Les chercheurs sont concentrés sur leur travail, chacun dans leur bureau. Seules quelques équipes de médias indiquent qu'il s'est passé quelque chose. Pourtant, quand on ouvre une porte et qu'on évoque la découverte des exoplanètes, les sourires apparaissent. Des sourires de fierté. Exemple avec les chercheurs et responsables de l’Institut : "On est super contents, non seulement pour la découverte scientifique en soi, mais aussi parce qu’on voit que la nouvelle fait le tour du monde", explique l'un d'eux. "Etre les premiers à découvrir un système complet, c’est beaucoup de fierté", ajoute un autre. 

"C’est une grande fierté qu’un institut de la taille de celui-ci soit capable d’aller concurrencer des organisations comme la Nasa. C’est le résultat de toutes les recherches qui ont été menées depuis 130 ans ici à Liège, et tout ceci fait qu’on se retrouve à la pointe encore maintenant."

" La Nasa a plus de moyens que nous mais la science c’est comme ça : si on a une idée géniale et qu’on est capable de la mettre en pratique, on est capable de concurrencer les plus grosses agences et universités."

C’est beaucoup de travail et c’est une belle consécration pour eux

Leur collègue Arnaud Stiepen n'était pas dans la confidence. Il a appris la découverte lors de son annonce : "Je me suis dit ‘Waouw’. C’est une découverte fantastique. C’est beaucoup de travail et c’est une belle consécration pour eux".

Une découverte qui est le fruit d'une collaboration internationale. Tout en précisant sa fierté, Judith, doctorante en astrophysique extragalactique le rappelle : "On est super fier que les gens qui travaillent dans le bureau juste à côté du notre se retrouvent à Washington pour une conférence de presse avec la Nasa. On ne peut pas dire qu’ils damnent le pion aux scientifiques de la Nasa, c’est plutôt une belle coopération qui commence entre un petit groupe et la très très grande Nasa".

Quant aux étudiants, certains comme Amaury Peltzer y voient un encouragement : "Quand je vois que des personnes de cette université peuvent aller aussi loin, je me dis que peut-être moi, je pourrai travailler dans la recherche et trouver quelque chose qui pourrait améliorer le monde."

Dans cet institut, les bouchons de champagne, ce sera dans quelques jours.

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