De nombreux Flamands parmi les volontaires pour nettoyer la station d’épuration de Wegnez

En deux mois, l’odeur rance s’est estompée. Mais aux abords de la station d’épuration, il reste des dizaines, des centaines de barquettes de beurre, charriées par les flots en provenance d’une laiterie, en amont. Et s’il n’y avait que ça…

Les trois cents et quelques volontaires n’ont pas été de trop pour évacuer des tonnes de déchets, des ferrailles, des bouts de plastique, des vêtements, parfois des bidons d’huile, des débris de tronc d’arbre. L’opération a été minutieusement organisée, avec huit zones délimitées pour répartir les équipes, avec l’appui logistique des conteneurs de la protection civile. Avec distribution de gilets jaunes, de paires de gants, des sacs-poubelles et de pinces. Avec pains saucisse pour se donner du cœur au ventre.

Pas question de traverser la Vesdre. Comme l’explique Joëlle Stassart, du contrat de rivière, "le réseau d’épuration ne fonctionne plus depuis la mi-juillet, et donc, il y a des bactéries dans l’eau ; et puis le lit de la Vesdre s’est modifié, et il y a peut-être des trous dans des endroits que nous ne connaissons pas. C’est par souci de sécurité que nous limitons le travail des bénévoles à la rive droite." 

A l’entrée du site, d’ailleurs, il faut s’inscrire un par un, parce que les participants sont couverts par une assurance. Ils sont parfois venus de Flandres, en car; ils ont parfois dormi dans les environs la nuit de samedi à dimanche, pour être d'attaque dès les premières heures.  

La tâche est colossale, mais comme le pense une dame qui déborde d’énergie, "vu la quantité de gens, à la fin de la journée, l’effet s’annonce visible, très visible".

 

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