Dans les champs, la croissance du maïs est fortement perturbée

Dans les champs, la croissance du maïs est fortement perturbée.
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Dans les champs, la croissance du maïs est fortement perturbée. - © RTBF Marc Mélon

La sécheresse ne fait pas l'affaire des agriculteurs, chaque jour un peu plus inquiets. Parmi les cultures menacées, il y a le maïs. Une céréale destinée chez nous à nourrir le bétail ou encore à produire de l'énergie.

De l'eau, de toute urgence

A Seraing-le-Château, Christian Pauly a planté onze hectares de maïs. Il est destiné à nourrir ses 60 vaches laitières. En Hesbaye comme ailleurs, les champs sont en souffrance à cause des fortes chaleurs. "Il manque à peu près 80 à 90 litres d'eau au mètre carré. Pour le moment, la croissance est arrêtée. La conséquence est que les rendements en masse seront très fort pénalisés, on aura 30 à 40% de matière en moins. Si on a la chance d'avoir de la pluie dans les jours qui viennent, on aura des épis et du grain. S'il ne pleut pas, il n'y aura ni épis ni grain, donc on n'aura ni quantité ni qualité", explique Christian Pauly.

Acheter de la marchandise ou vendre une partie de son bétail

Lorsque le maïs sera récolté au mois d'octobre, il sera stocké à la ferme. Au fur et à mesure que les jours s'écouleront, l'agriculteur puisera des rations quotidiennes pour alimenter son bétail. Comme la croissance de cette céréale est fortement perturbée, les agriculteurs sont conscients qu'ils vont vivre des moments difficiles en hiver. "Le fait qu'on va récolter 30 à 40% en moins, on a deux options, soit il faudra acheter des fourrages à l'extérieur mais cette année il n'y en a nulle part, en France aussi il y a de la sécheresse. Soit, il faudra vendre du bétail et c'est certainement cette option-là qu'on va devoir prendre cette année-ci", précise Christian Pauly.

L'agriculteur va perdre de l'argent

Fin de l'année, la société s'attendait à absorber 7750 tonnes de maïs. Le chiffre ne sera pas atteint, c'est une certitude. Adrien Stevart, responsable opérationnel chez Biogaz du Haut-Geer explique: "On n'atteindra pas les 55 tonnes hectares que nous atteignons d'habitude. C'est malheureusement l'agriculteur qui en payera les pots cassés car c'est lui qui nous vend son maïs à la tonne, c'est lui qui perdra de l'argent".

Rien ne sort du sol

Consciente des conséquences de la sécheresse, la société Biogaz du Haut-Geer avait fait semer du maïs pour augmenter le volume d'activité. Rien n'est gagné pour l'instant. Rien ne sort du sol. "Nous avons décidé de prendre le risque de semer du maïs après les petits pois pour anticiper ce risque de sécheresse.  Malheureusement, on ne s'attendait pas à ce que cette sécheresse perdure. Et là, le risque financier pour Biogaz est bien supérieur, ça pourrait aller jusqu'à 50 000 euros de perte", explique Adrien Stevart.

Et si le gel arrive avant la prochaine récolte ?

Si cette année, le grain de maïs arrive à maturité plus tard, c'est-à-dire au mois de novembre, c'est le gel qui pourrait venir perturber le travail des agriculteurs. Et cela, c'est une autre paire de manches.

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