Coronavirus: dans le secteur des titres-services, une crise sociale se surajoute à la crise sanitaire

12€ de l'heure, à temps partiel, c'est déjà dur, en fin de mois, mais alors, à 70%, c'est la misère.
12€ de l'heure, à temps partiel, c'est déjà dur, en fin de mois, mais alors, à 70%, c'est la misère. - © Tous droits réservés

Les travailleuses et les travailleurs des sociétés de titres-services, qui ont, pour la plupart, suspendu leurs activités, ont poussé un soupir de soulagement, lorsque, voici quelques jours, le gouvernement wallon a annoncé le maintien de subventions, afin de garantir le niveau des salaires. Mais c’est à présent le désenchantement.


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L’enjeu ? C’est que les rémunérations sont très basses et que les gens prestent généralement un temps partiel. Alors, une allocation de chômage temporaire à septante pour cent de pas grand-chose, c’est quasiment rien du tout.

Mais pour que les employeurs puissent payer, à un niveau correct, à la fin de ce mois de mars, il faudrait qu’ils obtiennent une exonération de cotisations sociales.

C’est en tout cas ce que les firmes demandent, et ça ne devrait en principe guère poser de problème, puisque ces cotisations ne sont de toute façon pas perçues pendant une période de chômage temporaire.

Mais voilà, apparemment le gouvernement fédéral et l’ONSS tergiversent. Il reste quelques jours pour trouver une solution. D’où la lettre ouverte qu’une quarantaine de déléguées syndicales des aides ménagères viennent de publier.

Leurs collègues ont commencé à remplir leurs demandes de chômage temporaire. Sauf décision de dernière minute, c’est, pour beaucoup, de la misère qui s’annonce.

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