Dans l’ancienne clinique Saint-Joseph, tout doit disparaître

Chiner dans les couloirs d’un ancien hôpital, l’expérience est peu banale. Des meubles de bureau et du matériel médical sont à vendre dans les locaux de l’ancienne clinique Saint-Joseph, à Liège. Tout doit disparaitre.

Ni blouses blanches, ni patients. Cela fait plus d’un an que les cliniques Saint-Joseph, de l’Espérance et Saint-Vincent sont vides. Elles ont fusionné et déménagé dans le nouvel hôpital du MontLégia.

Mais il restait encore du matériel et des meubles. Le tout était conservé dans les sous-sol de l’ancienne clinique Saint Joseph, à Liège. Le CHC a lancé un appel aux amateurs, sur les réseaux sociaux. La petite annonce a un succès fou : des milliers de partages, en quelques heures.

Alors, ces jours-ci, les couloirs du sous-sol de Saint-Joseph reprennent vie. Équipés de visseuses, ou de tire palettes, particuliers ou membres d’asbl, ils sont nombreux à rechercher la bonne affaire.

" Il y a vraiment de tout ", indique Frédéric Carrier, le directeur des cliniques de proximité du CHC. " Des tables d’opération, des armoires vestiaires, des frigos, des bureaux, des lits pour bébé. Mais ça part très vite ".

Tables d’opération, bureaux, tables, lits d’enfants…

Deux jeunes femmes s’en vont en poussant des meubles à tiroirs, sur roulettes. " On est doctorantes au Sart-Tilman. Notre bureau est équipé avec du vieux mobilier des années 70. Ça va nous faire du bien d’avoir quelque chose de plus ergonomique."

Un peu plus loin, deux responsables d’une association qui s’occupe d’enfants en situation de précarité, cherche du matériel médical. " On travaille notamment avec le Burkina Faso, le Togo et le Bénin. On cherche du matériel à envoyer dans les centres médicaux ".

D’autres encore, parcourent les sanitaires, à la recherche de distributeurs de savon et de papiers essuie-main. " Notre asbl gère un centre de classe verte. Nous avons beaucoup souffert financièrement de la crise sanitaire et ce genre de matériel sera indispensable ".

Les prix sont fixés au cas par cas, mais en général l’addition est plutôt légère. " Nous notre objectif c’est de vider le bâtiment le plus vite possible ", précise Frédéric Carrier.

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