Liège: la criminalité baisse de 4% en 2015

La police de Liège est satisfaite: la criminalité a globalement diminué de plus de 4% en un an.
La police de Liège est satisfaite: la criminalité a globalement diminué de plus de 4% en un an. - © RTBF

La police de Liège est satisfaite: la criminalité a globalement diminué de plus de 4% en un an. C'est ce que montrent les statistiques de criminalité pour 2015. Des statistiques établies sur base des procès-verbaux encodés au cours de l'année.

Les chiffres par types de faits indiquent qu'à Liège, les vols dans les véhicules et dans les habitations sont en diminution, comme les accidents routiers avec blessés ou tués ou la délinquance juvénile.

Mais l'usage et la détention de stupéfiants, les vols avec violence sur la voie publique et aussi les violences intrafamiliales sont, eux, en augmentation. De quoi amener la police de Liège à renforcer son action. La chef de projet Sarah Debouny nous a expliqué en quoi consiste la prévention pour les violences intrafamiliales: "Avoir vraiment une éducation au couple, à ce qu'est l'amour, à comment on vit dans un couple, et notre public particulièrement privilégié sont les jeunes, les adolescents. On a créé un nouvel outil qui est extrêmement ludique, mais qui va expliquer aux jeunes ce qu'est un couple, comment ça se passe dans un couple, qui va essayer de détruire certaines fausses réalités qui sont véhiculées à la télévision, sur les réseaux sociaux. On explique aux jeunes ce qui finalement est bien, pas bien, comment fonctionne la Justice, et ce qui est réellement normal dans un couple".

Une priorité: la lutte contre la radicalisation

Ces statistiques permettent aussi de pointer des phénomènes méritant la vigilance. De quoi nourrir les priorités zonales. Parmi ces dernières, on peut noter que la "prévention de la radicalisation" s'est muée en "lutte contre la radicalisation violente".

Et ce n'est pas juste un changement de mots, comme l'explique le commissaire Dominique Bailly, directeur opérationnel de la zone de police de Liège: "On devait prendre conscience différemment et s'orienter plus vers une lutte contre la radicalisation violente. Il était nécessaire de vraiment retravailler là-dessus. On a beaucoup d'informations qui rentrent et qui font état de, tiens, telle personne est à surveiller, ou on a vu des agissements suspects. Je crois qu'il faut faire un tri là-dedans, ne pas faire d'amalgame, tenter de se focaliser sur les choses qui en valent vraiment la peine, c'est-à-dire les individus dont on a de forts soupçons ou qui présentent des signes de radicalisation violente ou qui peuvent déboucher en tout cas sur de la violence".

 

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