Création d'une frayère pour rempoissonner naturellement la Meuse du côté de Flémalle

Création d'une frayère pour rempoissonner naturellement la Meuse du côté de Flémalle
Création d'une frayère pour rempoissonner naturellement la Meuse du côté de Flémalle - © JEROME JACOT - BELGA

La Maison wallonne de la Pêche, en collaboration avec l'association des pêcheurs à la ligne de Flémalle et environs, mène actuellement un projet de rempoissonnement naturel de la Meuse en créant, à Chokier (Flémalle), une frayère qui permettra aux poissons mosans de s'y reproduire grâce à l'installation de plantes aquatiques. Les premières éclosions sont attendues à la fin de l'hiver 2021, a indiqué lundi Julien Gilles, coordinateur du projet.

Les pêcheurs flémallois ont repéré, à hauteur de l'ancienne écluse de Chokier, une zone endiguée, présentant une profondeur de 40 à 80 cm, capable d'accueillir une frayère permettant ainsi la reproduction naturelle des poissons. Cette zone s'est constituée naturellement par le dépôt de sédiments lors des différentes crues de la Meuse.

Ce dispositif permettra une éclosion de 85 à 90% des oeufs

Cet espace est désormais en cours d'aménagement grâce à la participation de bénévoles. L'enrochement de la zone a été réalisé il y a quelques mois. Les pêcheurs installent désormais ilots et plantes, essentiellement des roseaux et des iris. Ce dispositif permettra une éclosion de 85 à 90% des œufs, assure Julien Gilles.

"Cet aménagement, d'une durée de vie de 50 ans, leur permettra de se développer correctement. Actuellement, suite à l'artificialisation de la Meuse, ces œufs tombent à 6 mètres de profondeur où il y a moins d'oxygène pour bien se développer. En installant des plantes aquifères, on augmente le pourcentage d'éclosion. Ce sera également bénéfique pour la biodiversité en général", ajoute-t-il.

Un budget de 20.000 à 25.000 euros

Les rousses, carpes, tanches, brèmes et autres brochets, qui seront les premiers à bénéficier de cette frayère et qui devraient voir leurs œufs éclore en février-mars 2021, y trouveront une zone de reproduction adéquate.

Afin de réaliser ce projet, un budget de 20.000 à 25.000 euros a été dégagé au deux-tiers par les autorités publiques et associations de pêcheurs, pleinement impliquées, et pour un tiers par une série d'entreprise privées.

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