Coronavirus : les industries alimentaires, vraiment nécessaires ? Toutes ?

La société Frianda, mise en cause par la FGTB, explique les restrictions de masques au personnel
La société Frianda, mise en cause par la FGTB, explique les restrictions de masques au personnel - © Tous droits réservés

La crise sanitaire ravive les tensions sociales, dans les entreprises. C’est le cas à la société Frianda, installée aux Hauts-Sarts. Elle fabrique des quiches, des friands et des bouchées d'apéritif. "Rien de très indispensable pour les consommateurs" souligne Eric Duchesne, secrétaire de la centrale de l’alimentation à la FGTB liégeoise. Et de s’étonner, dès lors, de la volonté de la direction de poursuivre la production, "alors que ce qui nous revient, c’est que les règles de distanciation sociale ne sont pas respectées, avec des travailleurs parfois à quinze dans un frigo, où ils devraient être cinq ou six, avec un manque d’équipements de protection individuelle, et que des gens qui se sont mis en congé pour maladie ont été licenciés ; mais ça ne nous surprend pas : c’est une entreprise qui, depuis plusieurs années, tente vaille que vaille de s’opposer aux élections syndicales ; le personnel va au boulot la peur au ventre…"

Du côté de la direction, c’est l’étonnement. Le patron dément catégoriquement tout désengagement abusif. Tout au plus reconnaît-il des "restrictions" dans la distribution des masques "parce que Frianda en a offert à des hôpitaux." Mais, à l’en croire, des dispositions ont été prises avant même les mesures de confinement, et sont actualisées, en interne, tous les trois ou quatre jours.

Pas de doute, au sortir de l’épidémie, le dialogue s’annonce difficile à (re) nouer…

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