Coronavirus : les commerces non-essentiels rivalisent de créativité pour assurer les ventes

Magasins de déco, de jouets ou encore de vêtements rivalisent de créativité pour vendre leurs produits, malgré la fermeture imposée des commerces non-essentiels. L’heure est à l’imagination est à la débrouille.

Vente en visioconférence

Dans un magasin de jouets à Hannut, le propriétaire sillonne ses rayons smartphone à la main. "J’en profite pour vous faire un panorama des jeux de société pour adultes et familiaux qu’on a dans notre étalage…", annonce-t-il à ses clients de l’autre côté de l’écran. Réaliser une vente par vidéoconférence : il n’avait pas imaginé qu’un jour, cela lui arriverait. Pourtant, il a choisi d’adopter cette technique pour séduire les consommateurs.

Jeu ou livre, il détaille avec passion ses articles. "La photo c’est une chose. Mais la vidéo, c’est plus important. On peut raconter de vive voix une histoire qui nous a émus. ‘Celui-là, je l’ai lu, ça m’a fait un bien fou, ça m’a mis la larme à l’œil’. Et ça, Amazon, ne pourra jamais le faire !", défend-il. "C’est plus lourd au niveau technique. Il faut du temps. Mais ce n’est pas grave, on va le faire parce qu’on n’a pas le choix. Ça fait 25 ans que mon magasin existe. Je veux dans deux mois, il soit toujours là. Alors on va se battre."

Ça fait 25 ans que mon magasin existe. Je veux dans deux mois, il soit toujours là

Et dans ce combat, ce vendeur peut compter sur une précieuse alliée : la gestion centre-ville de Hannut. Elle a décidé d’aider les commerçants en livrant à leur place, gratuitement, les articles commandés. Marie-Christine Laruelle, assistante gestionnaire, explique cette initiative : "Etant donné qu’on a un peu moins de travail comme il n’y a plus d’activité dans les centres, on a décidé d’aider les commerçants. Ça leur permet de se décharger un peu face aux commandes qu’ils ont."

Essayage de vêtement à domicile

A quelques kilomètres, un magasin de vêtements a opté pour une autre stratégie. Laure doit se débrouiller seule, mais pas de quoi effrayer cette battante. Elle ne compte pas attendre chez elle la fin du nouveau confinement. "Dans trois mois, ce sont les soldes. Les nouvelles collections vont rentrer, donc il faut que les stocks bougent. J’ai réfléchi avec ma collègue et on a décidé de publier et de proposer des livraisons." Livraisons qu’elle effectue en personne. Elle propose à ses clients d’essayer leur commande et de reprendre les articles, sans frais, s’ils ne conviennent pas. Un pari auquel la commerçante croit : "Peut-être que sur cinq clientes, trois achèteront. Mais ce sera toujours ça ! Ce sera du stock en moins, et de l’argent qui rentre pour payer les factures", lance la débrouillarde.

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