Coronavirus – Le S.O.S. du directeur du théâtre du Trocadéro de Liège

A Liège, le théâtre privé du Trocadéro peut accueillir maximum 100 spectateurs pour 650 places
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A Liège, le théâtre privé du Trocadéro peut accueillir maximum 100 spectateurs pour 650 places - © Tous droits réservés

A Liège, le théâtre du Trocadero va-t-il devoir fermer ses portes ? Parmi les mesures Covid, Le gouvernement fédéral vient de décider de limiter à 100 au lieu de 200 le nombre de spectateurs dans les salles de spectacles. Accueillie comme une douche froide, la décision a surpris le théâtre et risque de lui être fatal. Bien connu dans la cité ardente, le Trocadéro est le dernier théâtre-cabaret à la parisienne à monter en Belgique, sa revue. Il associe sur scène, musique, danse et sketchs satiriques sur l’actualité. Totalement privé, il accueille aussi des comédiens, des humoristes et des concerts. Le directeur du Trocadéro, Michel Depas, se veut rassurant pour les tickets vendus: "l'argent est préservé et a été mis de côté!". Mais il lance un cri d’alarme…

Passer de 200 à 100 spectateurs maximum… "C’est plus qu’une catastrophe !"

"C’est plus qu’une catastrophe puisqu’on avait prévu au mois d’août au départ de passer à 400 et on a réduit à 100 ! On espérait faire eux spectacles. Et là on a dû faire marche arrière. Il n’y aura donc pas de spectacles au mois d’août. On ne saurait pas jouer avec 100 personnes et payer tout le monde. C’est l’ancien et le dernier théâtre à l’italienne de Belgique. Il a une capacité intermédiaire sur Liège de 650 places. On vient de passer sept mois sans aucunes ressources puisque nous ne sommes pas subventionnés. Sur l’année dernière, on a fait pour 80.000 euros de frais de travaux de sécurisation et de mise aux normes. Et les frais fixes continuent à courir : électricité, gaz, assurances… Tout ce qui peut exister pour un théâtre classé parce qu’il faut maintenir ce théâtre classé.

Maintenant, nous sommes vraiment en bout de course

Si au mois de septembre, on ne redémarre pas pleinement, je pense qu’on risque une fermeture. Le pouvoir public va devoir prendre ses responsabilités et faire comme en France : remarquer qu’il y a une culture privée qui existe et si on n’aide pas cette culture privée, elle va disparaître complètement mai très rapidement, en septembre."

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