Coronavirus: l'équipe de nuit n'a pas voté la reprise du travail à la brasserie Jupiler

Entre soulagement et résignation, la fin de la grève...
Entre soulagement et résignation, la fin de la grève... - © Michel Gretry

Les travailleurs liégeois du groupe AB InBev hésitent entre résignation et soulagement. La perspective d’une enquête externe et indépendante sur la manière dont la direction a géré le foyer de la pandémie dans l’usine, et sur la façon dont les procédures pourraient ou devraient éventuellement être améliorées rassure le personnel. Mais la confiance envers le management semble difficile à rétablir.

Le conflit entre sécurité et productivité laisse à l’évidence des traces, même si, après onze jours de grève, la tendance à la reprise du travail est manifeste.

Comme le dit le délégué principal José Borego, "il a fallu que la presse s’intéresse à ce qui s’est passé à l’intérieur de l’usine à propos de nos collègues touchés par le virus pour que les choses, enfin, bougent, et ça, désormais, ce n’est clairement plus possible…."

Le front commun ne sort pas indemne de ce début septembre. Le syndicat chrétien, au niveau liégeois, a pris ses distances avec les grévistes, alors que des sections flamandes de cette organisation ont exprimé leur soutien. Ce lundi soir, à l’entrée de l’assemblée, un travailleur du secteur de la logistique d’AB InBev, affilié à la CSC, a tenu à marquer sa solidarité avec ses camarades de la FGTB : "Ce sont deux de mes collègues directs qui sont actuellement aux soins intensifs… Je reste mitigé, je pense quand même que des dirigeants auraient normalement dû être un peu sanctionnés. La grève n’a pas été menée par mon syndicat, mais j’ai des convictions…"

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