Coronavirus: dans les maisons de repos, le manque de contact physique affecte la santé mentale des résidents

Le manque de contact physique lié à la crise du coronavirus a un impact considérable sur la santé mentale et le bien-être psychologique. Chez les personnes âgées, ce manque peut entraîner le syndrome de "glissement" et se révéler fatal.

Dans la résidence Régina à Plombières, en province de Liège, on y est particulièrement attentif.

Le syndrome de glissement

Beaucoup de personnes âgées en maison de repos souffrent de ne plus pouvoir embrasser leurs proches, de ne plus être serrées dans les bras de leurs enfants et petits-enfants. La crise sanitaire et le deuxième confinement pèsent lourd et peuvent  être responsables du syndrome de glissement. Gabrielle Tribels, directrice de la résidence Régina à Plombières: "Le syndrome de glissement est très particulier chez les personnes âgées. Elles peuvent d'un coup décider de ne plus vouloir manger, de ne plus vouloir boire, donc de ne plus vouloir réellement vivre parce qu'elles n'ont plus d'objectif dans leur vie".

Ce qui manque, c'est le toucher, pouvoir sentir son parent

Anna Schnakers est infirmière, cheffe de service. Le toucher lui permet de rentrer en contact avec les résidents: "Il y a de l'anxiété, de l'angoisse, et puis leur famille qui leur manque, ils ont besoin de plus de chaleur humaine. C'est ce qui manque. Quand il y a des visites, il y a le plexiglas. Ce qui manque, c'est le toucher, pouvoir sentir son parent. Et ça, pour eux, c'est très dur. Donc on est tout le temps dans le toucher, et surtout le regard. C'est vraiment quelque chose de super important".

Tous les membres du personnel de la résidence Régina ont été spécifiquement formés à l'importance du toucher, besoin vital et langage universel.

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