Comment réussir "la ville à la campagne"? Aux Fléronnais de décider...

La commune ne se résume pas à la nationale 3, mais le problème de mobilité est difficile à résoudre
La commune ne se résume pas à la nationale 3, mais le problème de mobilité est difficile à résoudre - © Tous droits réservés

"Une ville à la campagne", c’est l’ambition des Fléronnais. Mais comment réussir cette quadrature du cercle? C’est tout l’enjeu du scrutin…

Depuis huit ans, depuis que les écologistes ont rompu l’alliance avec les socialistes, la commune est gérée par l'équipage qu’ils forment avec les libéraux et les démocrates humanistes, qui se présentent ensemble. La majorité a largement réalisé son programme, essentiellement axé sur le développement commercial. C'est devenu un pôle particulièrement attractif. Au point d’arriver à la limite de l’étouffement. Avec, revers de la médaille, d’énormes problèmes de mobilité. Et l’opposition parle de "file à la campagne", pour évoquer les embouteillages sur la route nationale qui traverse la localité…. La solution passe vraisemblablement par le soutien au cyclisme du quotidien que les divers candidats des diverses formations appellent de leurs vœux, selon des modalités diverses. Et avec plus ou moins d’insistance. Mais ça risque de ne pas suffire.

Le bourgmestre Roger Lespagnard entend rempiler. Il souhaite attirer encore de nouveaux habitants, et accentuer à la fois le côté urbain du centre, et le côté rural des villages. Il prône également un renforcement de la participation des citoyens à travers un projet de "budget participatif", encore flou à ce stade. Le programme du PS, emmené par l’ancien échevin Marc Cappa, l'évoque également avec un accent particulier sur la proximité à travers les comités de quartier ou encore la défense des écoles publiques et des services sociaux.

La question, c’est de savoir si, entre les deux "blocs", à forces plus ou moins égales, les verts, qui jouent la continuité, apparemment, avec à leur tête Claudy Mercenier qui siège dans le collège sortant, vont conserver ou non, accentuer ou non, leur capacité d’arbitrage. Mais il faut savoir que la rupture de la majorité, en 2010, a laissé des traces, et que les plaies ne sont toujours pas complètement cicatrisées. Pour reconquérir le pouvoir, les socialistes partent donc sans doute avec un léger handicap, de type relationnel... A moins que le Parti Populaire ne parvienne à décrocher l’un ou l’autre mandat, et ne vienne perturber la reconduction pure et simple de la coalition actuelle.

Les islamistes du MPE ont déposé une liste incomplète, de même que le groupuscule d’extrême droite Agir. Mais, dans ce dernier cas, un recours a été introduit parce que des signatures d'habitants, nécessaires pour se présenter, auraient été obtenues sous l'appellation "parti des pensionnés"...

 

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