Coma après un baptême: quatre étudiants reconnus coupables de coups et blessures involontaires

Le tribunal de Marche a rendu son jugement ce mardi dans le procès des cinq étudiants en médecine vétérinaire de la faculté de Liège. En 2013 un baptême étudiant a mal tourné. Une "bleuette" a été victime d'un œdème cérébral après avoir ingéré plusieurs litres d'eau. Quatre étudiants sont reconnus coupables de coups et blessures involontaires par défaut de prévoyance. Une des prévenues, la marraine de l'étudiante, a été acquittée.

Coupable, sans purger de peine

Le parquet avait requis des peines de travail. Les quatre étudiants sont uniquement reconnus coupable de coups et blessures involontaires par défaut de prévoyance. Point de vue de la peine, le tribunal juge que le procès a été un rappel suffisant de la loi et suspend son prononcé. Ils ne purgeront donc ni peine de prison, ni peine de travail.

La présidente n'a pas retenu le traitement inhumain car il n'y avait pas une volonté d'infliger des souffrances. Le traitement dégradant a également été écarté. La victime a dû ingérer de la nourriture pour chiens, mais c'était dans le cadre d'un baptême, où ces pratiques sont toujours courantes. Un jugement qui correspond aux attentes de la défense.

"On avait dit que c’était un accident et aujourd’hui, c’est avéré. Il y a eu un manque de concertation quant au quantités d’eau ingurgitées et le fait que personne n’ait surveillé alors qu’ils auraient pu ou dû savoir qu’il y avait un risque potentiel" explique Me François Wautelet.

Un jugement équilibré

Le tribunal reconnait donc un accident grave qui a causé des souffrances et dommages importants pour la victime. La partie civile est également satisfaite de la décision de justice.

"Je pense que le jugement est tout à fait cohérent. On voulait que le dommage que ma cliente a subi soit reconnu et tel est bien le cas. Le défaut de prudence et de prudence a été reproché aux prévenus et c’est ce que nous voulions entendre" commente Me Bernard Ceulemans.

Les souffrances de la victime sont reconnues. Elle espère à présent pouvoir tourner la page, elle qui conserve des séquelles psychologiques. A noter qu'au civil, un médecin a été désigné en attendant une évaluation exacte des dommages subis par la victime. 3000 euros sont demandés en provision.

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