Climat particulièrement tendu pour les élections sociales chez AB Inbev à Jupille

Retardées pour cause de coronavirus, les élections sociales ont lieu cette semaine. Chez AB Inbev à Jupille, où quelque 800 personnes travaillent, elles se déroulent ce jeudi, dans un climat particulièrement tendu.


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Après la crise qui a secoué la brasserie au mois de septembre, les tensions syndicales ne se sont pas émoussées. La détection d’un foyer de Covid avait provoqué une grève d’une quinzaine de jours à l’initiative de la FGTB. La CSC, qui avait plutôt privilégié la voix de la concertation, se souvient d’une atmosphère agressive. Son délégué Georges Requena rapporte qu'"il y a eu des menaces de mort et d’intimidation, mais on en fait fi, on n’en tient pas compte. Cela venait de la part de certaines personnes de la FGTB, dont des représentants syndicaux. C’est inadmissible, lamentable je dirais même." Le délégué va jusqu’à maintenir que la FGTB a pris avantage de la situation : "Il est clair aujourd’hui qu’ils ont utilisé la crise sanitaire, le malheur de nos amis malades, comme tribune électorale en vue des élections sociales."

 

Des accusations rejetées en bloc par la FGTB. "C’est totalement faux", s’offusque le délégué principal José Borrego. Il confirme par contre que ce clash syndical a laissé des traces au sein de l’usine.

Dans cette entreprise qui a été touchée de plein fouet par le covid, où deux travailleurs se sont retrouvés aux soins intensifs, il n’y a pas eu non plus de consensus syndical pour un vote par correspondance ou par internet. Bref chez AB Inbev, il n’y a pas que la bière qui garde un goût amer.

Début des élections sociales: JT du 16/11/2020

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