Cinquante échoppes maximum sur les marchés : le président des marchands ambulants perplexe

Le Conseil national de sécurité a décidé de la réouverture possible des marchés à partir du lundi 18 mai. Avec quelques conditions : un maximum de 50 échoppes, la distanciation sociale, le masque obligatoire pour les commerçants et conseillé pour les clients.


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Une décision qui laisse toutefois perplexe Léonard Monami, le président de la Fédération nationale du Commerce ambulant : " Cinquante marchands, ça ne va pas. Ça veut dire que les marchés qui ont lieu dans les villes ne pourront plus se dérouler. Or l’intérêt pour un producteur local, pour un circuit court, c’est de quitter sa campagne pour aller en ville et y vendre ses bons produits aux citoyens qui y vivent. Avec 50 marchands, les marchés de ville ne vont pas pouvoir reprendre. Ce sont uniquement ceux qui se déroulent à la campagne. Je me demande aussi si ça va être vivable pour une partie des commerçants ambulants parce qu’il y en a qui faisaient six marchés par semaine et qui ne vont en garder que trois. Ils vendent de l’alimentaire, avec des dates limite de consommation d’une semaine pour le frais et de trois semaines pour le préemballé. Comment vont-ils faire pour gérer leur stock ? ", se demande-t-il.


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Quant à la limite de 50 marchands, il a une proposition à soumettre aux bourgmestres : " Si les communes sont malignes, prenons Hannut où ils ont 60 marchands sur leur marché, je leur conseille d’ouvrir deux marchés de trente, qui ne se touchent pas directement, comme ça à mon avis on respecte la loi ". Pas sûr que ce soit bien l’esprit des mesures édictées par le Conseil national de sécurité.

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