Cimetières: que devient une concession à l'abandon?

Cimetières: que devient une concession à l'abandon?
Cimetières: que devient une concession à l'abandon? - © RTBF - Martial Giot

A partir de quand une concession est-elle considérée comme abandonnée? Et que devient-elle une fois considérée comme telle? Nous nous sommes rendus à Nandrin où, en octobre 2015, le constat d'abandon de concessions était de 264 pour l'ensemble des trois cimetières de la commune.

Dans cette commune, l'acquisition d'une concession vaut pour une durée de trente ans. Si, au bout de trente ans, personne ne se manifeste pour renouveler celle-ci, la commune émet alors un avis. Arlette Godefroid, pour le service population et sépulture de la commune de Nandrin: "Nous essayons de contacter les héritiers et nous affichons sur les cimetières. Si après deux Toussaint, les personnes ne se manifestent pas pour renouveler, c'est la commune qui redevient propriétaire de ces concessions. Nous devons les assainir, exhumer les corps et les transférer dans l'ossuaire". Le nom des personnes qui ont été initialement inhumées au cimetière est alors gravé sur des petites plaquettes.

Les prix varient entre 500 et presque 4000 euros

Lorsqu'il s'agit de très anciennes concessions, il est évidemment plus difficile de retrouver les héritiers. Mais, le plus souvent, les familles se manifestent: "Il y a beaucoup de personnes qui, par respect, renouvellent justement la concession de leurs ancêtres. Il y en a qui renouvellent, mais il y en a qui ne renouvellent pas, qui préfèrent "ne plus avoir cette charge-là" comme ils disent. Parce que le renouvellement a un coût. Ce n'est pas donné à tout le monde de racheter une concession".

A Nandrin, les prix d'une concession varient de 500 à 3750 euros.

Archive : JT 29/10/2018

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK