CHU de Liège: des "t-shirts connectés" au service de la santé (reportage)

Les techniciens et chercheurs travaillent activement sur le "t-shirt connecté". Valérie Rossignol, infirmière-chef de services au CHU de Liège, vient d'enfiler le vêtement du futur à Flavien Grandjean. Cet étudiant en médecine teste le vêtement pour la bonne cause.
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Les techniciens et chercheurs travaillent activement sur le "t-shirt connecté". Valérie Rossignol, infirmière-chef de services au CHU de Liège, vient d'enfiler le vêtement du futur à Flavien Grandjean. Cet étudiant en médecine teste le vêtement pour la bonne cause. - © Marc Mélon - RTBF

L'Université de Liège a officiellement lancé un programme de recherche qui devrait révolutionner la vie à l’hôpital. Des scientifiques belges, hollandais et allemands sont en train de mettre au point un t-shirt connecté. Ce vêtement est capable, en temps réel, de transmettre aux médecins les paramètres vitaux des patients.

Un vêtement intelligent, capable de prendre le pouls, la tension artérielle, la température d'un malade et, sans fil, d'inscrire ces données dans un dossier médical, voilà qui soulagerait le travail des infirmières. Valérie Rossignol, chef de service à l’hôpital du Sart Tilman: "C'est vraiment très inconfortable quand on est dans un lit à l'hôpital de se retrouver attaché à des monitorings. C'est inconfortable pour se déplacer, c'est inconfortable pour dormir. La prise de paramètres et surtout leur encodage dans le dossier informatisé ... forcément, le temps qu'on passe à faire ça, on ne peut pas le passer à s'occuper réellement du patient".

Mais cette camisole du futur suppose d'intégrer des senseurs miniatures, flexibles, à basse énergie. Il faut parvenir à tricoter de l'électronique fiable, étanche. La question textile, c'est l'affaire de Virginie Canard, de la société Cemtexbel: "La partie textiles, ce sont à la fois certains capteurs qui sont des fils conducteurs qui sont placés de manière à mesurer eux-mêmes les paramètres vitaux, et c'est aussi le substrat, qui sera une ceinture, un t-shirt, un bracelet, qui contiendra tous les capteurs et qui les maintiendra à leur bonne position sur le corps humain. La difficulté, c'est d'avoir quelque chose qui est à la fois facile à manipuler, qui ne va pas rétrécir au lavage, et ça, c'est vraiment crucial dans le projet".

Les divers composants existent, mais il faut les améliorer, les intégrer dans un prototype. Quatre millions et demi, c'est le budget de la recherche. Avec dans trois ans, les essais cliniques.

 

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