Attention aux fruits de l'érable, mortels pour les chevaux et nombreux à cause de la sécheresse

Alerte aux samares ! Le fruit de l'érable est mortel pour les chevaux. Il provoque la myopathie atypique. Les cas sont en recrudescence. Et ils sont mortels trois fois sur quatre. Cette année risque d'être particulièrement difficile : à cause des conditions météo, les érables ont produit beaucoup plus de samares. 

Le fruit de l'érable sycomore mortel pour les chevaux

La samare, c'est cette graine prolongée par une "aile", dont les enfants font des hélicoptères. C'est le fruit de l'érable. Le vent pousse les samares vers les prairies. Les chevaux les mangent. Et ils en meurent.

Lors de notre tournage à la Clinique Vétérinaire Universitaire de Liège, une jument arrive dans un état critique. Dominique Votion, chercheuse à la faculté de médecine vétérinaire explique : "Classica est une jument de deux ans. Elle souffre de myopathie atypique. C'est une intoxication aux graines d'érable. La maladie détruit les muscles." 

En bonne santé le matin, la crise est foudroyante. La jument meurt. C'est le 53ème cas en Belgique depuis le début de l'automne. L'issue est fatale dans 75%. Quelques grammes de ces samares peuvent provoquer cette intoxication mortelle.

Une maladie mortelle favorisée par la météo des dernières semaines

Les cas sont plus nombreux que d'habitude, à la même époque. "On a une fructification des érables très très importante cette année. Les érables portent énormément de fruits. Et en plus, avec la sécheresse, les pâtures sont rases. Donc la combinaison des deux facteurs augmente très fort le risque que le cheval ingère des samares et tombe malade."

Notez que tous les érables ne sont pas toxiques. La samare dangereuse, c'est celle dont les "ailes" ressemblent à des jambes de cavalier. Une équipe de l'université de Liège réalise des prises de sang régulières sur des chevaux pour tenter de détecter préventivement la toxine. 

Il n'existe pas encore de remède contre la myopathie atypique des chevaux. La phase d'alerte est lancée depuis trois semaines. Le pic n'est prévu qu'à la mi-novembre. Le bilan pourrait être dramatique. Le conseil en cette période d'alerte, c'est limiter le temps de prairie.

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