Chertal: le dossier de démolition du site de l'aciérie prévoit de raser tous les bâtiments industriels

Chertal: le dossier de démolition du site de l'aciérie prévoit de raser tous les bâtiments industriels
Chertal: le dossier de démolition du site de l'aciérie prévoit de raser tous les bâtiments industriels - © Tous droits réservés


Chez ArcelorMittal, le dossier de démolition du site de l’aciérie de Chertal est enfin prêt… Un an après la levée de la mise sous cocon accordée par la Région wallonne. C’est le premier pas vers la réaffectation du site de 190 hectares. Qu’y fera-t-on ? Les options sont nombreuses : Industrie, logement, éoliennes, activités portuaires ou touristiques… Mais avant, il faut démolir les bâtiments industriels et dépolluer les sols. C’est en tout cas l’objectif de la Foncière liégeoise. La société immobilière regroupe des représentants d’ArcelorMittal et de la Région wallonne. Elle gère le démantèlement et la réhabilitation des sites fermés par le sidérurgiste en région liégeoise. Et ça risque de prendre beaucoup du temps.

"Je ne pense pas que les bâtiments ont une valeur patrimoniale à Chertal"

ArcelorMittal devrait bientôt introduire sa demande de permis de démolition pour le site de Chertal. Françoise Lejeune, la présidente de la Foncière liégeoise : "ArcelorMittal a désigné un bureau d’études qui a établi les documents nécessaires pour introduire les permis de démolition. On nous annonce le dossier pour la fin du mois, le 20 décembre, je pense." Cela veut-il dire qu’on va abattre l’aciérie et le TLB (le train à large bande) ? "Il est proposé effectivement de démolir l’ensemble des bâtiments sur le site puisque ce sont des grands bâtiments difficiles à réaffecter même pour de l’économie aujourd’hui. Sur Chertal, Je ne pense pas qu’il y a un bâtiment qui ait une valeur patrimoniale."

900 à 1000 essais de sols pour évaluer la pollution du site

Parallèlement, des essais de sols ont été commandés par Arcelormittal pour analyser le niveau de pollution des différentes zones du site de Chertal. "Sur les 190 hectares, il y a pas loin de 900 à 1000 essais de sols à faire avant de pouvoir proposer un plan de réhabilitation et de réaffectation. Arcelor doit dépolluer les sols au niveau industriel." Abattre les bâtiments, analyser les sols, tout ça va prendre du temps.

Un délai en moyenne de 10 ans pour réaffecter un site industriel

Dans quel délai pourra-t-on commencer une nouvelle construction sur le site de Chertal ? "En étant vraiment réaliste, pas avant 4, 5 ans." A noter que pour raser tous les bâtiments industriels sur le site de Chertal, il faut encore décider de lever la mise sous cocon du laminoir. Plus largement, l’ancienne directrice de la SPI estime à une dizaine d’années, le délai pour réaffecter un site industriel en faisant référence au Val Benoît à Liège, au site HDB de Verviers ou au charbonnage de Cheratte. Chertal ne devrait pas échapper à la moyenne.

 

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