Ce printemps très pluvieux n'a pas gonflé les nappes phréatiques mais la recharge hivernale a été bonne

Ce printemps très pluvieux a-t-il bénéficié aux nappes phréatiques? La réponse est globalement négative. C'est ce que nous avons pu vérifier en nous rendant à la CILE, la Compagnie Intercommunale Liégeoise des Eaux. Elle alimente plus de la moitié des habitants de la province de Liège.

La CILE capte une partie de son eau dans les calcaires aquifères du bassin du Néblon et une autre en Hesbaye. Jean-Michel Compère, responsable des ressources en eau de l'intercommunale: "Nous nous trouvons ici sur le site de la station de pompage de Waroux qui est une des stations de pompage que nous avons sur les galeries de Hesbaye". Ce printemps, il a beaucoup plu, "mais globalement, pour les nappes phréatiques, ce ne sont pas des pluies qui sont particulièrement efficaces" explique Jean-Michel Compère. "La végétation consomme en fait une grande partie de l'eau qui tombe".

Globalement, on est dans la moyenne

Les pluies printanières ne bénéficient éventuellement qu'à des nappes plus superficielles. Les autres se remplissent essentiellement quand la végétation n'est pas active, donc en hiver: "Cette année-ci, la recharge a été bonne. Globalement, on se trouve dans la moyenne. Les calcaires du Néblon ont un comportement qui est saisonnier. La nappe va monter en hiver, elle va redescendre en été. Tandis qu'en Hesbaye, c'est un comportement pluriannuel. La nappe remonte et redescend aussi, mais elle va remonter sur plusieurs années".

La dernière partie des eaux de la CILE provient des barrages d'Eupen et de la Gileppe. Ils se rechargent aussi essentiellement l'hiver, mais "en période estivale, des pluies importantes peuvent recharger les barrages assez rapidement".

Avec la bonne recharge hivernale de cette année, la région liégeoise est dans une situation favorable pour faire face à une éventuelle canicule estivale. Même si, très ponctuellement, quelques problèmes de ravitaillement en eau peuvent se poser, surtout si canicule et sécheresse se combinent.

 

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