Ce 15 novembre, c'est aussi la fête de la Communauté germanophone

Ministère de la communauté germanophone
Ministère de la communauté germanophone - © THIERRY ROGE - BELGA

Ce 15 novembre, c'est la fête du Roi mais aussi celle de la Communauté germanophone. La plus petite des communautés du pays, mais également une des plus protégées au monde, est composée de neuf communes pour 78.000 habitants, et dispose de plus en plus de compétences. Elle devrait recevoir, d'ici 2019, celles du logement, de l'aménagement du territoire et de la politique énergétique. Elle Plus d'autonomie mais aussi plus de défis.

Une quatrième région ?

La Communauté germanophone dispose des compétences communautaires et de nombreuses autres dévolues aux régions. De là à se voir en quatrième région, il reste tout de même un pas. "Nous n’avons pas d’autres revendications à l’heure actuelle. Mais si jamais, on devait voir arriver une septième réforme de l’état ou si jamais, les communautés devaient fusionner avec les régions partout par exemple, il va de soi que la communauté germanophone souhaite rester un partenaire égal, une entité fédérée traitée sur un pied d’égalité avec les autres entités fédérées. Ce qui voudrait dire, à ce moment-là, qu’on aurait besoin d’une quatrième région." explique Oliver Paasch, ministre président

Des compétences supplémentaires, cela suppose aussi des moyens financiers et là, la Communauté germanophone devra un jour franchir un cap difficile, prévient le constitutionnaliste Christian Behrendt : "Pour l’instant, la commune germanophone ne prélève pas d’impôt elle-même. Donc, le grand défi va être, un jour, de concevoir un modèle où elle pourrait percevoir de l’impôt. Mais il faudrait que le modèle soit suffisamment robuste puisqu’on ne peut pas perdre de vue qu’il y a énormément de frontaliers dans ces neuf communes. Au niveau de leur revenu, les frontaliers sont imposés dans le pays dans lequel ils travaillent."

Les germanophones ont jusqu'à présent toujours assumé sans heurts leurs responsabilités.

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