Ça se précise pour les "scancars" dans les rues de Liège

Un exemplaire de scancar, ici lors d'une démonstration de la firme Rauwers
Un exemplaire de scancar, ici lors d'une démonstration de la firme Rauwers - © Tous droits réservés

Un scancar, c'est une machine à verbaliser, un robot à redevances de stationnement. C'est un dispositif de prise de vues, capable de photographier à l'avant et à l'arrière les plaques des automobiles garées le long d'une rue, de les identifier en temps réel, et d'interroger à distance un logiciel d'horodateurs, pour vérifier que le conducteur du véhicule a payé pour se parquer et n'a pas dépassé le temps imparti. Les schaerbeekois et les carolorégiens connaissent déjà ce système. Il arrive en région liégeoise, c'est imminent....

En juin dernier, la ville a voté, en urgence, l'achat de deux voitures de type scancar. Le conseil communal, mardi, doit à présent approuver la dépense pour moderniser les horodateurs, les deux cent dix horodateurs présents sur les trottoirs municipaux. Parce qu'évidemment, le scancar suppose que l'usager, lors qu'il introduit sa monnaie dans l'appareil, puisse encoder son numéro de plaque. Ce qui nécessite quelques adaptations....

Une arme de détection massive

Officiellement, l'adoption du scancar est une conséquence de la mort des deux policières exécutées lors d'une attaque terroriste en mai, deux policières occupées précisément à une ronde de vérification des tickets d'horodateurs sur les pare-brise. Depuis lors, ce type de tournée a été suspendu: les priorités de la sécurité sont ailleurs.... Il ne faut cependant pas négliger l'aspect pécuniaire du choix de cette technlogie. Un scancar est capable de contrôler de quinze à vingt mille emplacements par jour, ce qui, forcément, permet de détecter de nombreuses infractions et rapporte beaucoup d'argent.

 

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