C'est une année à noisettes, à la ferme Goffin, à Rosoux

Et comme la récolte est abondante, la cueillette est tardive : il a fallu attendre une vingtaine de jours de plus, par rapport à la date de début de campagne l’an dernier.

 

Comme l’explique Nicolas Goffin, "nous cultivons la noisette en haies, en bordure de nos autres plantations, de nos champs d’asperges et de nos verges : c’est une petite diversification, c’est plutôt joli, ça isole des voisins, ça entretient la biodiversité, et ça ne demande pas de pulvérisation. Il n’y a qu’un ennemi, le balanin, un insecte dont le ver se développe à l’intérieur de la coque, mais il n’est pas présent chaque année. Et de toute façon, il existe des moyens de lutte biologique contre ces larves. La noisette est rentable, mais sans plus ; nous n’en produisons pas beaucoup, parce que nous travaillons la noisette fraîche, et que la saison est très courte, une quinzaine de jours à peine. Et tout le monde arrive à maturité à peu près au même moment. Nous vendons essentiellement sur le marché local, et avec l’un ou l’autre grossiste français."

La production wallonne reste donc marginale. Pour travailler la noisette "à la turque", intensivement, à consommer en fruit sec, pour fournir par exemple les grandes marques de pâtes à tartiner ou les chocolatiers, il faudrait investir, et changer complètement de méthode. Des hectares et des hectares de champs de noisetiers dans les campagnes hesbignones, ce n’est pas pour demain…

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