C'est le traditionnel Jeudi des femmes en Communauté germanophone

Boas, plumes et robes en dentelles. Dans les communes germanophones, c'est le Jeudi des femmes, une journée réservée ... aux dames. Quel que soit leur âge. Une tradition qui se transmet de génération en génération et qui débute dès le matin.

Un bon petit déjeuner

A 8 heures, le comité des vieilles femmes de La Calamine passe à table pour un petit déjeuner : "Le programme de la journée est bien rempli", explique une participante. "Ce matin, ce sont des œufs broyés (sic), des saucisses, des petits pains, de la viande, un bon café, un peu de tout. Il faut absolument prendre des forces. La journée va être longue."

Les petits pains sont à peine avalés et les femmes chantent avant de passer au maquillage: "On va aller à la maison communale et on va être les cheffes du village, et pour ça, on se fait belles".

Des femmes, des femmes, des femmes

A 10 heures, le cortège se forme et les participantes sont déjà dans l'ambiance: "Le jeudi des femmes, c'est une journée à part entière pour les femmes, pour l'alcool, pour les chiques, pour le carnaval, Alaf!". "Aujourd'hui, c'est très simple, un seul mot: des femmes, des femmes, des femmes, jeudi des femmes!". "J'ai toujours aimé le carnaval. Depuis toute petite je viens à La Calamine avec mes parents, ils adorent le carnaval et chaque année je viens au jeudi des femmes, j'adore le carnaval, l'ambiance, c'est magnifique".

Les élèves des écoles ont quitté leurs établissements scolaires pour regarder passer le cortège: "On est sortis de la classe puis on est venus ici pour attraper les bonbons. On en a dans les 20!".

Dans le public, d'autres femmes sont présentes, malgré le froid: "J'habite La Calamine, je viens chaque année, mais je ne suis pas dans le cortège, je préfère le regarder. Je suis plutôt spectatrice que carnavaliste active". "Moi je ne suis pas dans le cortège parce que mon mari a 84 ans et moi j'ai 78 ans, on ne sait plus aller avec, on ne tient plus".

On prend le pouvoir

A 11 heures 11, le bourgmestre de La Calamine a remis au comité des vieilles femmes les clés de la commune.

Après ce geste symbolique, les femmes coupent les cravates des hommes: "Ça veut dire qu'on prend le pouvoir. L'homme n'a plus rien à dire aujourd'hui, il n'a qu'à suivre!".

Eupen

Même ambiance du côté d'Eupen ce matin, où nous avons rencontré deux habituées: "Ça fait 35 ans qu'on vient. S'il pleut ou s'il neige, n'importe quoi, on est là. On est habillées chaudement. Elle a 70 ans, moi 73, et on est toujours là. Quand on était plus jeunes, on était plus flexibles, on dansait plus, maintenant, on est un peu plus calmes (...) Et on n'a pas besoin des hommes, ce n'est pas le carnaval quand il y a des hommes dedans!".

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