C'est la faillite pour la marque liégeoise de prêt-à-porter Made & More

Un concept séduisant, en théorie, mais compliqué à concrétiser commercialement
Un concept séduisant, en théorie, mais compliqué à concrétiser commercialement - © Tous droits réservés

Ce devait être une révolution dans le monde de la mode : des vêtements et accessoires éthiques, durables, et surtout traçables. Sur les étiquettes de composition des textiles, on trouve un code qu'il suffit de scanner pour découvrir, en reportage ou en image, l'atelier de fabrication, et même le prénom de la couturière. Une sorte de transparence totale.

Le concept Made & More a bénéficié au départ d'une aide, de la part d'un organisme de microcrédit, et des fonds publics Meusinvest et LeanSquare. Mais l'innovation technologique, et la vente en ligne, soutenue ponctuellement par des magasins physiques temporaires, n'ont pas permis de dégager rapidement des bénéfices. Les dettes se sont accumulées. Une hausse de capital, une injection d'un quart de million au printemps de l'an dernier, a permis d'espérer des temps meilleurs. Malgré l'ouverture  au début novembre d'une boutique parisienne, d'une boutique éphémère, le dépôt de bilan est devenu inévitable, dès lors qu'un second apport de fonds, promis par les partenaires institutionnels, a été annulé.

Au-delà des difficultés inhérentes à ce projet très particulier, et de l'aveu de faillite de Made & More devant le tribunal de commerce, l'affaire illustre surtout la fragilité des jeunes pousses de la nouvelle économie.

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