Bulles sociales: un casse-tête aussi pour les gîtes de grande capacité

Anne est propriétaire d'un gîte de 16 personnes à Mettet. Depuis le début de la pandémie, elle fait, défait et refait ses listes de réservations.
Anne est propriétaire d'un gîte de 16 personnes à Mettet. Depuis le début de la pandémie, elle fait, défait et refait ses listes de réservations. - © RTBF

Cet été, les Belges sont nombreux à avoir choisi de rester dans leur bulle, à passer leurs vacances en famille et avec leurs proches amis.

Mais voilà, les "bulles" ont changé au cours de l'été. Conséquence: vacanciers et propriétaires de gîtes ne savent plus sur quel pied danser.

J'ai eu 20 annulations

Anne est propriétaire d'un gîte de 16 personnes à Mettet. Depuis le début de la pandémie, elle fait, défait et refait ses listes de réservations. Au début: pas question d'ouvrir et donc des annulations en cascade: "J'ai eu 20 annulations. Je rembourse la totalité de ce qu'ils me versent. J'ai perdu quand même 40%, et les 40% que j'ai perdus, je ne les récupérerais jamais".

Pour être certains d'avoir de la place, certains clients ont aussi fait des doubles réservations sur plusieurs périodes avant d'annuler celles qui ne conviennent pas. Un véritable casse tête: "Ça, c'est vraiment très embêtant. Ils me bloquent deux périodes" explique Anne.

Une capacité limitée à 10 personnes

Quand la bulle s'est élargie à 15, Anne a retrouvé le sourire. Mais pas pour longtemps. Aujourd'hui, pour ce gîte qui ne peut pas être divisé, la capacité maximale est bloquée à 10: "Par exemple, j'ai un groupe qui devait venir à 14. Ils sont descendus à 11, 9 adultes et 2 enfants. C'est assez stressant parce qu'on ne sait pas du tout où on va et combien de temps cela va durer".

Quant au prix: à 2, à 4 ou à 10 personnes, il reste identique: "Ils paient le même prix parce que tout doit être nettoyé". Une maigre consolation sur une année qui s'annonce catastrophique.

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