Bullange : la prairie de Christine est la plus belle de Wallonie

Christine Schleck dans sa belle prairie fleurie
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Christine Schleck dans sa belle prairie fleurie - © Natagriwal

La plus belle prairie de Wallonie est située dans notre Province sur les hauteurs de Bullange. C’est là que Christine Schleck fait paître une partie de ses 80 vaches.

Il y a 7 ans, elle a repris la ferme de ses parents. Elle a poursuivi le travail de son père en faisant confiance à la nature, sans enrichir ses terres.

La prairie primée est à haute valeur biologique avec une riche biodiversité.
C’est ce qui lui a valu ce prix décerné pour la 6e fois par Natagriwal, la Fugea et Natagora.

Laisser le temps au temps

Dans une de ses étables, Christine va nourrir une partie de ses bêtes et les jeunes veaux. Son cheptel est composé de Glanviehs, d’Herrefords, de Pies-rouge de l’Est et de Blanc-bleu mixte. Elle leur donne du fourrage qui en général, sauf trop grande sécheresse, vient de ses prairies. La ferme est le plus possible autonome en fourrage. C’est un aspect qui a été relevé par le jury. 

Mais avant de rentrer en étables, ces vaches gambadaient dans des prairies fleuries qui abritent aussi des insectes, accueillent des écureuils ou des blaireaux. On peut aussi y voir des bruants jaunes ou encore des pies-grièches écorcheurs.

La recette ? "Ne rien faire", répond Christine mais elle reste attentive. Ainsi, on fauche tardivement, une première fois début juillet, une seconde fois mi-août. "On laisse toujours 10% non de la prairie non fauchée pour justement les petits animaux et les insectes. C’est pour cela aussi que le bois mort, on le laisse en tas ici, pour les insectes".

Circuit court

Christine Schleck n’utilise pas d’azote pour fortifier son herbe, elle laisse faire la nature. Elle veille aussi à avoir peu de bêtes par parcelle pour qu’elles puissent disposer d’assez de nourriture. L’éleveuse a aussi choisi des races de vaches résistantes qu’elle laisse grossir sans stress, sans forcer. Une bête nourrie sainement, c’est aussi un gage de qualité de viande. 

Les bêtes sont abattues à l’abattoir tout proche de St-Vith puis vendues à un boucher du coin. La viande est aussi vendue aux particuliers et aux restaurants car s’il y a bien une chose que Christine veut éviter, c’est l’industrie : "je ne veux pas être une ferme industrielle avec trop de vaches, je veux continuer comme cela, être en harmonie avec moi-même et bien faire mon métier".

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