Bientôt, un drone liégeois pour détecter l'amiante dans les toitures

L'institut scientifique de service public décroche une licence de vol pour un drone détecteur d'amiante
L'institut scientifique de service public décroche une licence de vol pour un drone détecteur d'amiante - © issep

Les dangers de l’amiante, potentiellement cancérigène, sont connus de longue date, mais son interdiction totale comme matériau de construction n’est pas très ancienne. Voilà pourquoi elle se retrouve encore dans de nombreux édifices, notamment en toitures, avec des ardoises artificielles ou des "tôles ondulées", par exemple. Mais ces fibres ne sont pas toujours faciles à repérer : elles se retrouvent parfois en couverture d’annexes, à l’arrière de bâtiments, invisibles depuis la voirie.

C’est principalement lors de travaux de rénovation qu’elles peuvent représenter un risque de pollution. Jusqu’ici des moyens de détection par satellite existent, mais ils manquent de précision. L’institut scientifique de service public, qui dispose d’un laboratoire agréé pour l’analyse de l’amiante, a donc décidé de s’équiper d’un drone. L’autorisation de vol de première classe vient d’être accordée. L’engin va être doté de capteurs, qui doivent permettre d’identifier et de recenser les matériaux qui recouvrent les maisons, dans l’agglomération liégeoise, en phase expérimentale, puis en région wallonne. L’objectif, c’est de dresser un inventaire, et de mener éventuellement des actions de prévention auprès des propriétaires concernés.

Chez nos voisins français, un "bilan amiante" est imposé lors de toute vente immobilière, à la manière de notre "certificat énergie". Le programme de recherche qui s’apprête à démarrer constitue un pas vers ce genre de règlement.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK