Liège: bientôt des paniers fleuris pour aider les poissons à repeupler la Dérivation

La Dérivation, bientôt plus verte ?
La Dérivation, bientôt plus verte ? - © Maison Wallonne de la Pêche

C'est l'un des points de l'ordre du jour du conseil communal de Liège, ce mardi, et c'est, indirectement, les suites d'une pollution de la Meuse par l'entreprise Chimac Agriphar, voici quelques années: les associations de pêcheurs à la ligne ont obtenus des dédommagements, et cet argent a permis de financer des expériences pour aider les poissons à recoloniser le fleuve. Notamment un système de fascines végétalisées, c'est-à-dire des paniers métalliques, fixés le long des berges, juste sous le niveau de l'eau, dans lesquels sont placés des rouleaux de fibres, ensemencés d'espèces végétales, comme les iris des marais, qui donnent de jolies fleurs jaunes.

Le souci n'est pas esthétique, mais écologique: les racines permettent à des poissons de se reproduire. C'est le cas des brochets ou des gardons, qui déposent leurs œufs sur des plantes. Ces habitats reconstitués permettent à d'autres de se nourrir, ou encore de se cacher et d'échapper aux cormorans. Et ils attirent une faune d'insectes, ou d'oiseaux comme le martin-pêcheur ou la bergeronnette.

Des dispositifs de ce genre ont été implantés avec succès à Cheratte et à Visé. Dans un premier temps, une quinzaine de mètres de ces "fascines" devraient s'installer, probablement au printemps prochain, au pied des hauts murs de pierres et de béton de la Dérivation liégeoise. C'est l'objet de la convention que la Ville s'apprête à signer, pour trois ans, avec l'accord des voix hydrauliques. Avant, qui sait ?, une extension du domaine de cette lutte pour la biodiversité.

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