Beaucoup d'entrepreneurs n'ont pas pris de congés cet été

Comme beaucoup de ses collègues, Sandrine Kelecom n'a guère eu le loisirs de prendre des congés. Elle travaille d'arrache-pied pour résorber le retard du confinement.
Comme beaucoup de ses collègues, Sandrine Kelecom n'a guère eu le loisirs de prendre des congés. Elle travaille d'arrache-pied pour résorber le retard du confinement. - © RTBF - Olivier Thunus

L’heure est à la fin des congés du bâtiment, mais si pour beaucoup de salariés, ces congés ont été réels, pour les plus petits indépendants, ils n’en ont eu que le nom. C’est que le retard s’est accumulé durant le confinement et qu’il faut maintenant le rattraper.

Le site TrustUp.be vient de réaliser une étude sur le sujet. Elle montre que 53 pc des 70 professionnels interrogés ont continué à travailler durant tout ou partie de leurs congés. 94 pc d’entre eux ont un carnet de commandes complet pour les mois à venir. Un tiers a aussi des craintes pour la survie de leur entreprise car ils craignent les effets de la crise économique, voire un éventuel reconfinement.

Cette absence de congés et ce travail accru, la peintre en bâtiment Sandrine Kelecom, de Crisnée, l’a vécue et elle le confie, ce n’est pas évident : " On a eu très peu de congés dans le bâtiment. D’habitude on prend trois semaines et ici notre période de congé a été réduite à une grosse semaine. Le retard accumulé durant la période covid ne nous a pas permis de prendre plus de congés cette année. On a accumulé énormément de retard et on est obligé de faire face. Je peux dire que j’ai deux mois de retard. J’ai des clients qui sont compréhensifs et d’autres qui le sont moins par la force des choses. Je pense que les gens sont un peu à cran et on essaie de faire au mieux pour satisfaire tout le monde mais ce n’est pas évident. Quant au carnet de commandes, il est rempli jusqu’à fin novembre pour moi, et j’ai des devis qui sont en cours de réalisation donc nous verrons bien ", confie-t-elle. Et quand on lui demande comment elle se sent : " Je suis fatiguée. Ça plus la chaleur, l’absence de congés, le covid, le stress… 2020 c’est vraiment une année à effacer ".

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