Baptême étudiant qui a viré au drame: des peines de travail requises pour les 5 anciens étudiants

Le procès en correctionnelle des cinq anciens étudiants en médecine vétérinaire, inculpés dans le cadre d'un baptême estudiantin qui avait dérapé en septembre 2013, s'est poursuivi mercredi à Marche-en-Famenne par les plaidoiries des avocats et le réquisitoire du parquet. Les prévenus doivent répondre de traitements inhumains, traitements dégradants et coups et blessures involontaires.

D'importantes quantités d'eau

Alors qu'elle participait à une soirée de baptême organisée la nuit du 21 au 22 septembre 2013 dans une salle de la commune de Rendeux, Fanny, étudiante en 1ère année de médecine vétérinaire à Liège, avait sombré dans le coma après avoir été poussée à ingurgiter d'importantes quantités d'eau dans le cadre d'épreuves baptismales. Victime d'un œdème cérébrale, elle avait été hospitalisée dans un état critique.

Cinq étudiants alors inscrits en dernière année, dont les deux marraines de baptême, ont été inculpés de traitement inhumains, traitements dégradants et coups et blessures involontaires. "On n'est pas ici pour faire le procès du baptême étudiant, mais pour juger des faits", a d'emblée annoncé le ministère public, soulignant que les inculpés encouraient de 5 à 10 ans de prison pour la prévention de traitements inhumains.

Chacun accepte un rôle

Le substitut du procureur s'est toutefois contenté de requérir des peines de travail pour les cinq prévenus, ainsi qu'une amende de 600 euros à l'encontre de la Société Générale des Étudiants en Médecine Vétérinaire, elle aussi poursuivie dans le cadre de ce dossier en tant que responsable des festivités liées aux baptêmes.

Les parties civiles réclament 10.000 euros provisionnels pour la jeune fille et 1.000 euros pour chacun de ses parents.

Les avocats de la défense sollicitent l'acquittement à titre principal. "Il ne faut pas perdre de vue qu'on est dans un rite et que chacun accepte d'y tenir un rôle, d'une façon ou d'une autre", souligne Yves Wynants, avocat d'un ancien étudiant, à propos des préventions de traitements inhumains et dégradants.

Le jugement sera prononcé le 24 février.

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