Aux prochaines communales, l'Ecolo Jean-Michel Javaux tentera de décrocher un troisième mandat de bourgmestre à Amay

L'administration communale d'Amay
L'administration communale d'Amay - © Google maps

A Amay, Écolo et le bourgmestre Jean-Michel Javaux étaient sortis renforcés des dernières élections communales. Ils avaient progressé de onze à quatorze sièges sur 23. Les trois sièges gagnés par Écolo, c’est le PS qui les avait perdus, passant lui de onze à huit sièges.

En 2006, Écolo et PS avaient donc fait jeu égal en termes de sièges. Et c’est le MR qui, en s’alliant à Écolo, avait envoyé le PS dans l’opposition. Six ans plus tard, désormais fort d’une majorité absolue, Écolo aurait pu gouverner seul, mais il avait choisi d’ouvrir sa majorité à Amay Plus, la liste d’ouverture initiée par le MR. Un choix qu’il a toutefois revu en octobre 2015. Lorsqu’il a fallu remanier le collège communal en raison des démissions, pour des raisons diverses, de deux échevins écolos et du président Amay Plus du CPAS, Écolo a en effet décidé de poursuivre seul.

Pour pouvoir briguer un troisième mandat de bourgmestre en octobre 2018, Jean-Michel Javaux a dû demander une dérogation à sa régionale Écolo. Elle lui a été accordée à l’unanimité, comme d’ailleurs à d’autres élus écologistes amaytois.

La marge de manœuvre financière d’Amay est limitée. La commune est sous plan de gestion depuis 2002, donc avant l’arrivée d’Écolo au pouvoir. La commune a bien maîtrisé ses dépenses de fonctionnement, mais "nous payons toujours le stade de la Gravière", relève en particulier Jean-Michel Javaux. Il note qu’Amay n’a pas ou plus d’entreprises contributrices. Pas question de grands projets de prestige, mais la majorité a tout de même des projets. La rationalisation des bâtiments communaux, par exemple. Elle veut un nouveau CPAS, le bâtiment actuel étant une passoire énergétique. Elle a aussi le projet de construire une nouvelle école à Jehay, un village qui se développe. Amay enregistre d’ailleurs une augmentation de population régulière sur tout son territoire. Toutes les catégories sociales sont représentées dans cette population nouvelle. Mais le centre d’Amay attire plutôt des personnes fragilisées. Ce centre est confronté à plusieurs problèmes, comme la division d’anciennes maisons unifamiliales en logements multiples. On y relève aussi des commerces vides. Et, depuis quelques mois, il connaît une aggravation des problèmes de propreté, des incivilités et des comportements agressifs liés à la consommation d’alcool ou de drogues. Une situation à laquelle le bourgmestre Jean-Michel Javaux cherche des solutions. Parmi les défis pour l’avenir, il pointe aussi, par exemple, le travail en collaboration avec d’autres communes.

En ce qui concerne les prochaines communales, Jean-Michel Javaux annonce qu’il y aura des places pour des candidats d’ouverture sur la liste d’Écolo Amay. S’il conserve la majorité absolue, il pourrait quand même s’associer à nouveau à une autre formation, sans exclusive. Il note que la nouvelle génération du PS se montre constructive et mène de bonnes réflexions et que le dernier représentant d'Amay Plus, le conseiller communal Benoît Tilman, a été souvent absent.

Ce dernier explique que ses absences étaient liées à des raisons professionnelles. Benoît Tilman emmènera bien à nouveau la liste d’Amay Plus, c’est acquis depuis juin dernier. Si lui est au MR, la liste qu’il prépare sera, elle, une liste citoyenne d’ouverture, comme en 2012, avec l’ambition de voir sa formation grandir pour entrer dans une majorité. En termes d’alliance post-électorale, il n’a pas d’exclusive. "L’intérêt des citoyens primera", explique Benoît Tilman. Il juge que la politique d’Écolo a été assez discrète, sans projet ambitieux et aussi, par exemple, que la majorité aurait pu mieux faire au niveau de la transparence dans certains dossiers.

Du côté socialiste, les préparatifs sont en cours. Ce 14 octobre, une assemblée générale du PS amaytois a pris connaissance des candidatures déposées en interne. Un appel aux candidatures externes est aussi lancé. La liste ne comprendra donc à nouveau pas que des membres du parti socialiste, ce sera une liste de gauche et d’ouverture dont l’appellation exacte n’a pas encore été décidée. L’actuel chef de groupe, Raphaël Torreborre, est candidat tête de liste, mais il n’est pas le seul. La composition de cette liste sera connue à la mi-janvier 2018. Le PS explique avoir mené une opposition constructive ces dernières années et avoir trouvé une écoute dans la majorité.

Reste le cas du cdH. Présent en 2012, il n’avait pas décroché de siège. Actuellement, sa section locale ne fonctionne plus et la possibilité de voir une liste cdH se former est nulle. L’espoir des humanistes amaytois est que certains d’entre eux puissent trouver place sur les listes d’ouvertures annoncées.           

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