Aux Awirs et à Seraing, des activistes du climat contre les centrales au gaz

Pour faire face à la sortie du nucléaire, dans quatre ans, plusieurs producteurs d’électricité se proposent de construire des centrales au gaz, à travers tout le pays. Un groupe, baptisé TegenGas - Dégaze, s’y oppose. Quelques-uns de ses membres ont profité du congé de l’ascension pour effectuer à vélo un tour des sites des constructions sont envisagées. Ce jeudi, ils ont séjourné en région liégeoise, ils sont passés par Tihange, pour rallier les installations sérésiennes de Luminus, en passant par l’implantation flémalloise d’Engie, où une demande de permis a été déposée, pour le remplacement de l’ancienne unité à la biomasse.

Simon Lalieu, le porte-parole de l’association, développe trois arguments : "Premièrement, ces nouvelles centrales au gaz sont inutiles ; des experts du régulateur de l’énergie disent qu’elles ne sont pas nécessaires, et qu’il est possible de sortir du nucléaire et de s’en passer, ce n’est pas incompatible. Deuxièmement, elles vont coûter cher, des millions qui vont se répercuter sur les tarifs et ce sont les citoyens qui vont devoir payer. Et enfin, le gaz, c’est une énergie fossile, et ces nouvelles centrales vont contribuer à dégrader le climat et la biodiversité : c’est un non-sens d’investir dans du fossile".

Selon TegenGas - Dégaze, ce dossier souffre en outre d'un déficit démocratique: les autorités locales ne tiennent pas vraiment compte des avis de la population, dans les diverses consultations en cours.

 

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