Aubel: les bienfaits de la zoothérapie en maison de repos

Aubel: les bienfaits de la zoothérapie en maison de repos
2 images
Aubel: les bienfaits de la zoothérapie en maison de repos - © RTBF

Des chèvres, des chats, des moutons, ou encore des poules en maison de repos. C'est la tendance du moment. On appelle cela la zoothérapie. C'est utiliser les bienfaits de la présence des animaux auprès de l'homme.

Nous nous sommes rendus dans une maison de repos d'Aubel, en province de Liège. Ici, un enclos accueillant des poules et des lapins a été installé il y a deux ans. Deux chiens et un chat ont fait leur entrée dans les couloirs de l'institution. Une présence qui plait et qui apaise certains résidents.

Ça me relaxe

A 67 ans, Freddy Hate passe le plus clair de son temps à la fenêtre de sa chambre. Ce pensionnaire s'est pris de passion pour les lapins qui ont élu domicile dans le jardin de la maison de repos. Plusieurs fois par jour, il descend dans l'enclos qui leur est réservé pour leur distribuer des carottes. Une activité qu'il apprécie particulièrement: "Ça me relaxe. Ça fait passer les autres idées parce que j'ai eu des malheurs dans ma vie. Et maintenant, avec les bêtes, je me suis attaché".

Depuis qu'un coq, six poules, trois lapins et un cobaye ont pris leurs quartiers dans le jardin intérieur de la résidence, l'endroit est devenu un lieu très fréquenté. Tous les jours, un résident accompagne l'aide soignante en charge du projet pour aller chercher la ponte du jour qui servira à la confection de gâteaux lors d'activités.

Au fil des mois, l'enclos est devenu une attraction qui anime la vie de la résidence. Nadine Bottelberghe, aide-soignante et animatrice de la Résidence: "Ça leur rappelle des souvenirs d'avant. Ils sont attentifs, ils surveillent les animaux, ils nous donnent des compte-rendus. Comme il y a beaucoup de galeries pour les lapins, si les lapins disparaissent, ils viennent me le dire".

Et quand les personnes âgées pensent aux animaux, elles ne pensent plus à leurs problèmes de santé ou à leurs tracas quotidiens. Pour Louise Misse, 84 ans, cela lui a également permis de s'ouvrir aux autres: "Je ne parlais avec personne. Maintenant, ça commence un peu".

Des bienfaits indéniables

Dans cette maison de repos, les animaux de compagnie sont même admis. Nelly Detry a 80 ans. Elle est arrivée à la maison de repos avec Nelson, il y a deux ans déjà. Son chien l'accompagne partout. Vu le bonheur qu'il lui procure, elle n'aurait pas pu imaginer s'en séparer quand elle a dû quitter sa maison: "Beaucoup d'amour et de l'affection. Un chien comme ça, je crois qu'il n'y en a pas beaucoup".

Depuis quelques mois, un nouveau résident à quatre pattes a même été adopté par l'institution. C'est Yvonne Demonceau, 89 ans, l'une des résidentes, qui en a la responsabilité. Mais Cannelle se laisse caresser et approcher par tout le monde: "La dame en face, elle vient encore de temps en temps une demi heure, ou 5 minutes, ça dépend. Mais il y en a qui l'aiment vraiment bien".

Dans la section réservée aux personnes désorientées, Youpie passe de bras en bras parmi les résidents. Ce chat qui adore se faire caresser a un rôle important, notamment auprès des personnes qui souffrent d’Alzheimer. Sabine Jamar, directrice de la maison de repos et de soins: "Le fait de caresser le chat est quelque chose de très enrichissant et de très reposant pour les résidents qui parfois peuvent être agités".

Si l'entrée des animaux dans la maison de repos n'a pas été facile à faire accepter par tous les résidents et les travailleurs au départ, aujourd'hui, plus personne ne regrette leur présence et leurs bienfaits au quotidien.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK