Aubel: La siroperie Meurens et la société Detry confirment que les entreprises ne sont pas prévenues des visites de l'AFSCA

Aubel: La siroperie Meurens et la société Detry confirment que les entreprises ne sont pas prévenues des visites de l'AFSCA
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Aubel: La siroperie Meurens et la société Detry confirment que les entreprises ne sont pas prévenues des visites de l'AFSCA - © RTBF

Comment se déroulent les contrôles menés par l'AFSCA? Les entreprises contrôlées sont-elles prévenues de la venue des inspecteurs? Chez Meurens et Detry, à Aubel, deux grands noms de l'alimentaire en région liégeoise, on assure que non.  

Chez Detry

A Aubel, pour pénétrer dans les ateliers de production de la société Detry, il faut se plier à de multiples règles d'hygiène. Depuis 1963, l'entreprise commercialise une large gamme de produits de charcuterie. Deux fois par an, la société Detry reçoit la visite de l'AFSCA. Murielle Detry, directrice de la communication, explique: "Les contrôles de l'AFSCA sont inopinés, nous ne sommes pas avertis lorsque l'AFSCA vient contrôler.  Ils viennent deux fois par an.  La fréquence habituelle devrait être de quatre mais étant donné que nous avons un système d'auto-contrôle certifié par un organisme indépendant, l'AFSCA ne vient que deux fois".

Un vétérinaire contrôle

C'est un vétérinaire de l'AFSCA qui effectue le contrôle. Les collaborateurs de l'entreprise doivent se mettre à sa disposition. "Ils contrôlent l'infrastructure, les ateliers, les machines, la qualité microbiologique du matériel mais également les produits, la traçabilité des produits, l'état de fraîcheur des matières premières ainsi que l'étiquetage et les dates limite de consommation" explique Murielle Detry.

30 jours par an pour les divers contrôles

La société Detry est également contrôlée par des clients qui ne préviennent pas de leur visite. "En moyenne, par an, nous connaissons une trentaine de jours d'audit, que ce soit des clients qui viennent de manière inopinée contrôler l'ensemble du processus mais également des organismes internationaux indépendants qui viennent contrôler l'ensemble du processus de fabrication mais également l'infrastructure, le bâtiment" précise Murielle Detry.

A la siroperie Meurens

Toujours dans la localité d'Aubel, la siroperie Meurens confirme également que l'entreprise n'est pas prévenue des visites de l'AFSCA. Clément Meurens, administrateur délégué, explique: "Ils arrivent inopinément et nous sommes à leur disposition pour leur montrer ce qu'ils souhaitent contrôler, soit des matières premières, soit du produit fini, soit prélever un échantillon d'eau qui entre dans la fabrication des produits. Leur champ d'investigation peut être assez large".

Ne pas mettre tout le monde dans le même panier

Le scandale de la viande chez Veviba jette le trouble dans les sociétés qui transforment et commercialisent des produits alimentaires. "Même si tout le monde essaye de faire pour un mieux, c'est toujours dommage quand il y a un élève qui est pris dans le fond de la classe en train de tricher.  Aux yeux de la population et du consommateur, on met vite tout le monde dans le même panier" précise Clément Meurens.

La société Veviba était-elle prévenue des visites de l'AFSCA ? Si oui, par qui ? Les deux entreprises où nous nous sommes rendus ce matin ne sont pas informées des jours de visite, les dirigeants d'Aubel sont formels.

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