Au procès de l'incinérateur d'Intradel, le groupe Inova se défend

Quelle vérité finira-t-elle par sortir des longs débats au palais de justice de Liège ?
Quelle vérité finira-t-elle par sortir des longs débats au palais de justice de Liège ? - © Michel Gretry

Un tribunal correctionnel a-t-il à juger des tarifs que pratiquent des "apporteurs d'affaires" ? C'est la question que pose la plaidoirie de l'avocat de la société française Inova, la firme qui a décroché le contrat de l'incinérateur des ordures liégeoise. Elle se défend d'avoir élaboré un système corruptif. Elle reconnaît qu'elle a payé cher, très cher, toute une série de lobbyistes. Mais ces commissions ont été versées en contrepartie de prestations, d'un veritable travail d'entremetteurs. C'est du moins la thèse d'Inova. Et si les sommes paraissent à ce point élevées, c'est peut-être parce que l'addition a été artificiellement gonflée...

Ce qui sous-entend que les aveux de son ancien directeur, qui se trouve également sur le banc des prévenus, ne sont peut-être pas totalement désintéressés. Le patrimoine de cet homme n'a pas été analysé, alors que des rumeurs laissent penser qu'il a effectué l'un ou l'autre investissement immobilier. Et alors que, pour le député bourgmestre sérésien Alain Mathot, à qui il déclare que des enveloppes d'argent liquide ont été données de la main à la main, les enquêteurs ont été jusqu'à dresser l'inventaire de ses achats de chewing-gum....

Au fil des dix audiences,  il apparaît qu'il reste des points à éclaircir, et pas des détails,, malgré onze années  d'investigations. Il reste une matinée, dans une semaine, pour les ultimes répliques, avant le jugement, vraisemblablement en septembre.

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