Au Conservatoire royal de Liège, l'heure est à l'évaluation artistique en présence d'un jury et d'un public

Au Conservatoire royal de Liège, l'heure est à l'évaluation artistique en présence d'un jury et d'un public
Au Conservatoire royal de Liège, l'heure est à l'évaluation artistique en présence d'un jury et d'un public - © Tous droits réservés

Au conservatoire royal de Liège, Domaine de la musique, se déroule depuis la fin du mois de mai et jusqu'à la fin de cette semaine de juin, l'évaluation artistique de près de 300 élèves. Au planning notamment, la classe de trompette. Elle compte huit élèves. Huit garçons. Certains sont en début de cycle, d'autres en dernière année. Tous doivent présenter différentes pièces musicales, parmi lesquelles un concerto mais aussi un lied de Verdi. Ces élèves seront jugés sur l'exécution proprement dite de ces oeuvres mais pas seulement, comme l'explique Rosario Macaluso, responsable de la classe de trompette du Conservatoire de Liège:" La chose la plus difficile c'est d'arriver à faire passer une émotion. Vous savez, lors de tout concours, vous pouvez jouer parfaitement mais comme peut le faire un ordinateur. Mon cours est surtout basé sur l'émotion, sur la technique qui doit libérer l'élève et la personnalité qui doit en sortir."

Félicien, 18 ans, est en première année. Malgré un gros stress, il est plutôt confiant quant à sa prestation. Depuis l'enfance, il sait qu'il veut jouer de la trompette: " Quand j'ai eu cinq ans, ma mère m'a inscrit à un cours de batterie mais moi je voulais faire de la trompette! Il n'y a pas de raison très rationnelle qui explique cette envie...c'est mon inconscient qui a choisi je crois." La formation que suit Félicien est une formation classique qui, estime-t-il, est la plus complète et la plus technique que l'on peut recevoir. Une formation qui peut ouvrir par la suite d'autres portes, celles du jazz par exemple. Mais le jeune trompettiste ambitionne plutôt d'intégrer les Musiques Royales de la Défense: " J'aimerais beaucoup pouvoir rentrer dans une des trois musiques militaires du pays. Il n'y en a que trois, c'est très peu mais je vais tout faire pour y arriver." Félicien travaille son instrument deux heures par jour, minimum. Pour Stéphane De May, Directeur du Conservatoire de Liège, Domaine de la musique, l'évaluation artistique en public représente un réel stimulant pour ces jeunes musiciens: " Certains examens se font à huis-clos dirons-nous, mais les évaluations artistiques se font en public et je peux vous garantir que pour un artiste, c'est évidemment plus intéressant de jouer devant des spectateurs. De plus, le fait d'être confronté à un avis extérieur, c'est aussi une réalité du métier que ces étudiants expérimenteront demain et c'est très important, car c'est le public qui fera que ceux-ci pourront accéder à une zone où ils prendront réellement conscience des progrès qu'ils auront faits. " Pour Stéphane De May, cette évaluation artistique est un moment particulier, une sorte de carrefour où l'étudiant est amené à présenter tout le travail d'une année, une oeuvre qu'il faut défendre.

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