Assises Liège: la victime de Francis Kaiser était sous l'influence de l'alcool

Assises Liège: la victime de Francis Kaiser était sous l'influence de l'alcool
Assises Liège: la victime de Francis Kaiser était sous l'influence de l'alcool - © RTBF

Christine Dupont présentait une faible quantité de benzodiazépines et une importante dose d'alcool dans son sang au moment de son décès, a indiqué mardi matin une experte toxicologue devant la cour d'assises de Liège au procès de Francis Kaiser. Des témoins ont également évoqué les difficultés financières rencontrées par le couple.

Francis Kaiser avait mis fin aux jours de Christine Dupont, sa compagne quinquagénaire, le samedi 5 août 2017 dans la chambre d'un hôtel de la rue des Guillemins à Liège. Le couple aurait fait le projet d'un suicide commun. Mais après avoir mis en œuvre celui de Christine Dupont, Francis Kaiser n'avait pas eu le courage de procéder au sien et il s'était dénoncé à la police.

La toxicologue Corinne Charlier a analysé les prélèvements effectués sur l'accusé et la victime. Francis Kaiser ne présentait pas de traces de consommation d'alcool, de stupéfiants et de médicaments. Il est toutefois possible qu'il ait consommé une bière, comme il le prétend, et évacué cet alcool entre le moment de la consommation et le prélèvement, effectué en début d'après-midi.

Selon l'experte, Christine Dupont présentait une faible quantité de benzodiazépines et une importante dose d'alcool, avec un taux d'1,48 grammes par litre de sang. "La victime devait se trouver dans un état entre l'ébriété et l'ivresse", a-t-elle indiqué.

La cour a procédé aux auditions des premiers témoins des faits. Un ami de Francis Kaiser a précisé que l'accusé avait été très affecté en avril 2016 par le décès de son épouse. En juillet 2016, il avait ensuite noué une liaison avec Christine Dupont, rencontrée sur le village Gaulois à Liège. Francis Kaiser s'était confié auprès de cet ami sur ses difficultés financières et sur l'alcoolisme de Christine Dupont. Francis Kaiser avait obtenu un prêt d'argent de cet ami mais il n'avait pu le rembourser.

Cet ami avait aussi relevé que Francis Kaiser était mal dans sa peau et regrettait parfois d'avoir rencontré Christine Dupont, dont il avait découvert certains défauts. "Il se tracassait de son état psychologique et de ses soucis de boisson. Selon lui, elle avait des idées suicidaires. Sa rencontre avec Christine Dupont ne lui causait que des problèmes. Il était très tracassé", a raconté ce témoin.

Le propriétaire de l'appartement qu'occupaient Francis Kaiser et Christine Dupont avant les faits a précisé que l'accusé ne payait plus ses loyers depuis 5 mois. Le 31 juillet, il avait laissé un message en rendant les clés de cet appartement, s'excusant des désagréments causés et autorisant le propriétaire de l'appartement à prendre possession des objets et meubles abandonnés. "La vie est trop dure et trop compliquée pour moi maintenant", avait-il lâché.

Les différents membres des services d'urgence intervenus dans l'hôtel où se sont déroulés les faits ont confirmé que les manœuvres de réanimation de la victime étaient vaines. A leur arrivée, Christine Dupont avait un sachet en plastique sur la tête attaché solidement par un collier Colson. Sa bouche était recouverte d'un adhésif.

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